Après des mois de fermeture, les coiffeurs ont pu reprendre leur activité comme il se doit. Toutefois, la crise sanitaire laisse toujours des traces et impacte encore fortement le secteur. " Pas mal de clients ne reviennent pas. Ils ont sûrement peur d'être contaminés dans l'établissement. Or, je pense qu'il y a moins de danger chez nous que dans les grandes surfaces. Surtout que nous respectons bien les règles sanitaires en vigueur", indique Fanny, coiffeuse à De L'Ombre à La Lumière (Ath). "Tout est désinfecté entre chaque client et ayant un petit salon, je n'ai pas plus de deux personnes dans mon salon. Donc, pour ma part, je ne pense pas qu'il y ait plus de risque ici qu'ailleurs" , poursuit-elle.

Marion, coiffeuse à Mouscron a également constaté une grosse baisse de clients au sein de son salon. Et, il en va donc de même pour son chiffre d'affaires. L'explication qui revient chez la plupart des coiffeurs est sans aucun doute, l'autonomie acquise par de nombreux clients. Ces derniers ne se rendent plus que chez le coiffeur pour une simple coupe et non pour l'une ou l'autre teinture. "Le covid a fait que les gens se débrouillent plus par eux-mêmes. Désormais, j’ai beaucoup moins de colorations. Soit les gens n’en font simplement plus soit, ils ont pris l'habitude de le faire eux-mêmes à la maison".

L'arrivée des fêtes

A l'approche des fêtes de fin d'année, le rendez-vous chez le coiffeur est à peu de chose près, considéré comme un rituel pour de nombreuses personnes. D'ailleurs, Marion a déjà bloqué de nombreuses réservations. " Je n’ai quasi plus de place avant Noël. Selon moi, la population a peur de la décision que va prendre le gouvernement le 22 décembre prochain. Ces dernières se ruent donc pour être certaines d'avoir une place". Contrairement à cette passionnée, Fanny est inquiète pour les prochaines semaines. " La situation est désespérante , indique cette coiffeuse. "C'est très calme. Quand j'ai commencé la coiffure, voilà maintenant 15 ans, le 24 et le 31 décembre, nous commencions à 7h30 le matin jusqu'à 17 ou 18 heures. Cette année, pour l'instant, j'ai trois clients inscrits pour Noël et un pour le Nouvel an. Cela fait peur pour les années à venir".