La Ville de Tournai avait déjà reçu des informations comme quoi certains ressortissants ukrainiens hébergés dans un immeuble de la rue du Quesnoy à Tournai, l’étaient dans des conditions douteuses. Mais les autorités ne s’attendaient pas à découvrir cela… " La police s’est rendue sur place pour domicilier les ressortissants ukrainiens et a découvert que neuf personnes, dont un enfant, étaient accueillies dans des conditions déplorables", a indiqué le bourgmestre tournaisien Paul-Olivier Delannois.

"J’ai reçu un rapport complet des forces de l’ordre auquel était joint un dossier photographique sans équivoque." Plafond tombé, verrière cassée et recouverte d’une bâche trouée, sanitaires inutilisables, cuisine de fortune, absence de chauffage central… " L’immeuble ne répondait évidemment pas aux critères de salubrité et de sécurité minimaux pour héberger dignement ces occupants. J’ai alors activé mon service juridique pour tenter d’empêcher ce trafic. En effet, au moment où les services de police quittaient les lieux, ils ont constaté que deux nouveaux ressortissants arrivaient en voiture à cette même adresse pour s’y installer et que vraisemblablement, cinq autres personnes étaient en route pour s’y installer également." Le propriétaire effectuait lui-même les déplacements jusqu’en Ukraine pour rapatrier les réfugiés. Pour mettre fin à cette pratique, Paul-Olivier Delannois a pris, vendredi soir en urgence, un arrêté qui interdit " immédiatement l’hébergement de ressortissants ukrainiens ou toute autre personne au sein de l’immeuble".

Les ressortissants ont été pris en charge par la commune; ils sont hébergés temporairement dans des gîtes. " Nous devrions trouver une solution pérenne pour ces personnes en début de semaine.Cet exemple met en évidence que cette crise peut amener des dérives et au final, c’est toujours à la commune de trouver des solutions."