Tournai-Ath-Mouscron La victime gardera des séquelles de cette agression, notamment au niveau d’un œil.

C’est dans un bien sale état que s’est retrouvé Godfried, alors âgé de 73 ans, au soir du 22 juillet 2016, après avoir été tabassé par un homme âgé de 44 ans. En plus d’un dommage moral évident, Godfried a perdu l’usage d’une partie d’un œil. Voilà qui est bien embêtant pour l’homme qui a l’habitude d’utiliser des jumelles, lui qui est responsable d’une réserve naturelle.

L’homme à l’origine de ces coups assure avoir voulu défendre son fils. Ce dernier faisait en effet du quad sur un terrain privé, derrière l’habitation de Godfried. Cela n’aurait pas plu au vieil homme qui serait alors sorti et qui aurait photographié les enfants.

"J’ai été prévenu de cela et je suis donc venu trouver cet homme", assure l’individu qui se retrouvait à comparaître à la barre du tribunal correctionnel pour des faits de coups et blessures. "Les enfants n’étaient plus là mais il a continué à faire des histoires. Il s’en est ensuite pris à moi et je lui ai aussi donné des coups."

La victime tenait de son côté évidemment un discours différent. Godfried assurait en effet n’avoir jamais tapé sur qui que ce soit.

"Je n’ai même jamais approché ou menacé des enfants. Au contraire, ils viennent toujours me narguer de différentes manières. Ils ont par exemple lancé des pétards contre le mur de ma maison. Ces enfants me cherchent toujours la misère alors que moi, j’essaie simplement de faire respecter la nature…"

Même si, de l’aveu même du représentant du ministère public, Godfried pouvait être considéré comme un emmerdeur aux yeux du quartier, la violence ne pouvait assurément pas être justifiée. "Il est possible que les jeunes le narguaient, ils auraient d’ailleurs lancé des œufs sur sa façade et sur sa nouvelle voiture. Mais, quoi qu’il arrive, la violence n’est pas une réponse, encore moins contre quelqu’un d’âgé."

Une peine d’un an était requise. "Je ne me montre pas opposé à l’octroi d’un sursis, peut-être d’ailleurs probatoire avec une formation spécifique à la violence."

L’avocat du prévenu, Me Rivière, rappelait le caractère bien trempé de la victime ressenti par tout un quartier tout en assurant, bien entendu, le caractère inexcusable du comportement adopté par son client. Une suspension du prononcé, probatoire avec notamment cette fameuse formation ou, à défaut, un sursis, étaient requis pour l’avocat.