Tournai-Ath-Mouscron Chaque athlète peut aussi prêter son corps à la recherche scientifique en courant à Estaimpuis.

Mais pourquoi donc le marathon d’Estaimpuis porte-t-il le nom "e - patch " ?

Tout simplement parce que ce petit pansement adhésif, bourré de technologie, est associé à l’événement depuis sa création.

" C’est par l’intermédiaire de Richard Winckels, entrepreneur et investisseur estaimbourgeois, que nous avons découvert cette membrane révolutionnaire ", explique Daniel Senesael.

Et dans la pratique, de quoi s’agit-il ?

" Ce n’est pas bien compliqué. Lorsque vous pratiquez une activité sportive, le premier système d’adaptation biologique qui réagit est celui de la thermorégulation. En clair, vous transpirez ", énonce très simplement le professeur Jean-Philippe Garnier, inventeur du principe.

" Cette sueur est captée par la membrane étanche, encapsulée au centre du patch. Et, grâce à un procédé d’analyse optique, une application téléchargée sur votre smartphone analyse très précisément vos pertes hydriques et, par déduction, les calories que vous avez brûlées durant l’effort ", dévoile le chercheur de l’Université de Lille.

De tels renseignements, collectés sans la moindre difficulté, sont une source indéniable de progrès pour qui veut optimiser ses entraînements et prévenir du surentraînement.

Mais l’invention du professeur Garnier présente aussi un intérêt scientifique pour le commun des mortels.

" Ce pourrait être, en période de canicule, un instrument remarquable pour la surveillance médicale plus aisée des personnes âgées, souvent atteintes de déshydratation ", explicite-t-il.

Le développement de ce procédé, aux exploitations multiples, nécessite cependant une phase préalable de validation scientifique.

Alors, en proposant à tous les athlètes rassemblés à Estaimbourg de tester volontairement l’e-patch, la faculté de médecine de Lille espère collecter un maximum de données scientifiques en quelques heures.

" Le marathon d’Estaimpuis est une opportunité exceptionnelle pour nos chercheurs et pour l’équipe de la petite start-up lilloise en charge du développement ", conclut Jean-Philippe Garnier.

Pour autant que les sportifs acceptent d’offrir leur sueur à la science !

B.V.