Une volonté d’avancer semble se dégager pour la construction d’un nouveau palais.

En novembre dernier, la députée fédérale tournaisienne Ludivine Dedonder (PS), avait interpellé Koen Geens (CD&V), ministre en charge de la Régie des bâtiments, sur la problématique du palais de justice de la cité des Cinq Clochers. Ce dernier, assez vétuste, ne répond en effet plus aux normes actuelles.

Il avait alors été signalé au ministre que la Ville de Tournai était prête à offrir un terrain pour y construire un nouveau palais de justice. Ce terrain est ainsi situé à proximité immédiate de la prison, là où est actuellement disposé un parking. "Ce terrain permettrait des économies d’échelle et de transport" , argumentait encore Ludivine Dedonder.

Six mois plus tard, Koen Geens s’est enfin exprimé sur la question. "Des pourparlers entre la Ville de Tournai et la Régie des bâtiments doivent prochainement avoir lieu afin d’intégrer, dans l’analyse globale de la Régie des bâtiments, la proposition de terrain situé à côté de la prison. Mais je me réjouis qu’il y ait une volonté commune de tous les acteurs pour avancer dans ce projet."

Une fois l’analyse globale terminée, celle-ci pourra être soumise au Conseil des ministres afin d’en retirer une proposition concrète, tant au niveau du budget que du planning.

Il est temps. D’autant plus que pour compenser les lacunes du palais de justice, des bâtiments sont loués à la rue du Château pour un montant avoisinant le million d’euros ! Si la députée tournaisienne se réjouit de la volonté du ministre d’avancer dans ce dossier, elle est évidemment interpellée par la somme dépensée pour la location des bâtiments de la rue du Château.

"Je ne peux m’empêcher de penser qu’à l’heure où les moyens budgétaires font défaut dans de nombreux domaines, on jette un million d’euros de loyer par la fenêtre pour des bâtiments qui ne conviennent de toute façon pas. Cette volonté d’avancer n’est pas nouvelle dans le chef de la magistrature et de la commune. Ce sont des années de discussions et de pourparlers et rien de réellement concret."

Espérons enfin voir ce dossier si important pour toute une région enfin véritablement avancer. "Je voudrais vraiment cette fois que le ministre insiste auprès de son administration pour mettre le braquet, qu’on arrête enfin de tourner en rond en se fixant un objectif à atteindre et un planning d’exécution. Il faut s’épargner les anti-douleurs et traiter le mal sans attendre !" conclut Ludivine Dedonder.