Tournai-Ath-Mouscron Devant la fronde que suscite son projet éolien auprès des riverains, le groupe Colruyt envisage de renoncer à mettre en service des machines culminant à 200m.

Alors que le nouveau projet éolien vivement contesté d'Eoly, filiale énergétique du groupe Colruyt, est actuellement soumis à plusieurs enquêtes publiques sur le territoire de Herne, en Brabant flamand, mais aussi du côté wallon, ses responsables ont manifesté leur souhait de mener un dialogue constructif avec les riverains lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce mardi après-midi, à Halle, au siège du géant belge de la grande distribution. 

En concertation avec les responsables des communes qui seraient visuellement impactées de part et d'autre de la frontière linguistique - dont la ville d'Enghien sur le versant francophone - l'investisseur a fait part de sa volonté de revoir à la baisse la taille des trois éoliennes prévue dans sa demande de permis initiale. Celles-ci ne rivaliseraient plus avec celles d'Estinnes dont la hauteur avoisine les 200m mais seraient limitées à 150m. 

Le groupe Colruyt espère ainsi mettre fin à la polémique que son projet éolien suscite auprès de la population qui, en plus du préjudice paysager, craint de devoir subir d'importantes nuisances sonores en raison de la puissance des machines. Ce vent de protestation citoyen s'est traduit par une pétition qui, à ce jour, a déjà récolté près de 700 signatures!