Tournai-Ath-Mouscron Un couple d’ingénieurs et leur fillette ont parcouru 15.000 km aux quatre coins du globe.

Retour triomphal pour Frédéric Deschuyteneer (46 ans), son épouse Muriel (43 ans) et leur petite fille Angèle (5 ans). Après avoir accompli à vélo un tour du monde qui les a éloignés du Plat Pays durant plus d’un an, ils ont été accueillis en héros dimanche matin, sur le site de Nautisport où les attendaient leurs amis du Cyclo Bol d’Air autour d’un bon petit-déjeuner réparateur. Ingénieurs de profession, ce couple épatant uni par le goût du voyage et l’amour de la bicyclette rentre au bercail avec d’inoubliables souvenirs dans ses bagages.

"Nous avons joui de seize mois de totale liberté en dehors des contraintes de la vie moderne. Les seules choses dont il fallait se préoccuper, c’était de subvenir à nos besoins vitaux et de trouver des endroits où dormir", raconte Frédéric.

C’est en mars 2016 que nos globe-trotters se sont élancés dans cette folle aventure sportive et humaine qu’ils ont partagée sur un blog baptisé 5 roues en balade (www.fredde.be).

Au total, ils ont avalé plus de 15.000 km à la force des mollets. Leur périple a démarré au Mexique, avant de se poursuivre dans le grand Nord américain (Alaska). Après avoir pédalé deux mois en Nouvelle-Zélande, ils ont mis le cap sur l’Asie en traversant des pays comme le Cambodge, le Vietnam, Taïwan et le Japon.

"Nous avons pris l’avion à neuf reprises. Une fois sur place, nous parcourions en moyenne 1000 km chaque mois, ce qui correspond à une cinquantaine de kilomètres journaliers à raison de cinq sorties hebdomadaires", poursuit Frédéric. L’exploit de nos bourlingueurs est d’autant plus grand qu’ils étaient chargés comme des baudets. "Le plus difficile, c’était le poids des bagages contenant le matériel de camping, surtout quand la route s’élevait. Nous transportions toute une maison, sans parler de la petite assise à l’arrière dans sa remorque."

Quand ils ne dormaient pas sous leur tente, Frédéric, Muriel et Angèle logeaient chez l’habitant pour une ou plusieurs nuits. En plus du gîte, on leur a souvent offert le couvert mais aussi une douche bien chaude. À part trois roues cassées, ils ont plutôt été épargnés par les problèmes mécaniques.

"Sur le plan physique, on ne s’est pas préparé spécialement mais on a étudié les régions que l’on comptait traverser, même si on a parfois changé d’itinéraire en cours de route." Une chose est sûre, Angèle aura énormément de choses à raconter à ses copines à la rentrée des classes.