Tournai-Ath-Mouscron L’échevine a apporté des précisions.

Nathalie Vast (Ecolo) a apporté des précisions sur la manière dont fonctionnera au quotidien cette maison de transition inspirée de celles qui, depuis trente ans, ont fait preuve de leur efficacité aux Pays-Bas. "En Belgique, le taux de récidive est très élevé, à savoir 60 %, parmi la population pénitentiaire, ce qui démontre que notre système carcéral est obsolète", commente l’échevine.

Au sein de cette structure, dix personnes encadreront jour et nuit quinze détenus dans les conditions pour obtenir une libération conditionnelle. Parmi celles-ci, une responsable criminologue mais aussi des psychologues, assistants sociaux et infirmières.

"Chaque participant élaborera avec ses coachs de vie et de force son propre parcours de réintégration dans la société. Au total, 26 heures par semaine seront dédiées à la pratique d’un sport. Pour le reste, les occupants devront cuisiner et entretenir les lieux tout en ayant la possibilité de suivre des cours ou encore de faire du volontariat."

Et l’échevine d’insister que parmi les critères d’exclusion figurent les détenus condamnés pour délits sexuels, homicides et terrorisme.

Le SPF Justice a débloqué un budget de 900 000 € pour financer les deux premières MDT d’Enghien et de Malines. Autrement dit, ces communes n’auront pas un euro à débourser. Les détenus dépendront de la prison de Leuze. En cas de non-retour aux heures imposées, la direction du centre pénitentiaire déclenchera le même dispositif de recherches que le sien. "Actuellement, des gens quittent du jour au lendemain la prison et se retrouvent en liberté, y compris dans les rues d’Enghien, sans aucune préparation", ajoute le bourgmestre. Une réunion d’information aura lieu le 11 septembre à 19 heures.