Tournai-Ath-Mouscron

Les éoliennes géantes que Colruyt envisage d’implanter en Brabant flamand risque d’impacter davantage la population située sur le versant francophone.

Dans le secteur de l’éolien aussi, la législation peut être très différente selon que l’on se trouve au nord ou au sud de la Belgique. Contrairement au cadre légal fixé en Wallonie, la réglementation en Flandre est beaucoup moins stricte sur les limitations de distance par rapport à l’habitat.

Voilà pourquoi le nouveau projet éolien que dévoile ce soir, à Herne, la filiale verte du groupe Colruyt (Eoly), risque de compliquer les possibilités de recours envisagés par les nombreux riverains francophones qui s’y opposent, par crainte de subir d’importantes nuisances visuelles et sonores. En effet, les parcelles où Eoly, la filiale verte de Colruyt, projette d’installer trois éoliennes géantes de 198m de hauteur, se trouvent en bordure de la frontière linguistique, à moins de 1000m des premières maisons situées sur le territoire de la ville d’Enghien.

Dans un communiqué, les responsables du projet dont pourra prendre connaissance la population ce lundi soir, à Herne, se veulent pourtant rassurants alors qu’une pétition en ligne a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures. « L’impact sur l’environnement a été étudié en profondeur et répond aux normes flamandes en matière de bruit et d’ombre portée. Les normes wallonnes ont elles aussi été prises en compte », affirme le promoteur.

Ce dernier précise encore que le futur parc éolien sera relié à la ligne de chemin de fer existante Halle – Froyennes. « Cette zone agricole et venteuse répond aux critères de la circulaire flamande en ce qui concerne l’implantation d’éoliennes. Le projet est conforme à la convention des bourgmestres et à la politique de la province du Brabant flamand »

La production d’électricité devrait correspondre à la consommation annuelle d’environ 8 000 familles et contribuera au plan de la province du Brabant flamand de devenir climatiquement neutre d’ici 2040.