Comme l'a annoncé Céline Tellier, ministre de l’Environnement, le 24 août dernier, les déchets présents sur le site de la société OMICA à Tournai ont été évacués suite à plusieurs incendies survenus durant l’été.

En effet, sur demande de Paul-Olivier Delannois, bourgmestre de Tournai, alors préoccupé par plusieurs incendies de déchets en juillet et sur base du rapport du Département de la Police et des Contrôles (DPC) du Service Public de Wallonie, la Société Publique d'Aide à la Qualité de l'Environnement (SPAQuE) en juillet dernier pour cette mission d'urgence afin de préserver la santé et l'environnement des Tournaisiens.

Cette évacuation s’est terminée, comme prévu, début novembre et l’on dispose aujourd’hui de son premier bilan. Au total, ce sont finalement 26 732 tonnes de déchets qui ont ainsi été évacuées du site des anciens Textiles d'Ere, soit 21 851 tonnes de déchets qui étaient stockés dans les halls d'entreprises et 4 881 tonnes de déchets enfouis dans un terrain adjacent. Cette quantité reste énorme même si elle est moindre aux 37 500 tonnes que la SPAQuE avait estimées initialement.

Tous ces déchets ont été acheminés vers le centre de traitement de Westrecycle à Ostende et font maintenant l’objet d’un traitement physico-chimique. Actuellement, 10 500 tonnes ont été traitées, il en reste donc encore environ 16 000 tonnes à traiter d’ici la fin de l’année. La finalité de ce traitement est d’extraire de ces déchets les matériaux inertes, les briquaillons, le sable, les ferreux et les non-ferreux qui représentent 75% de matières valorisables.

"La fin de cette opération d’assainissement du site était attendue par les riverains, souligne Céline Tellier. C’est donc une bonne nouvelle. Le Département des Polices et Contrôles assure évidemment le suivi de cette entreprise qui devra rendre des comptes pour cette quantité astronomique de déchets entreposés sans autorisation. Le principe du pollueur-payeur devra prévaloir."

Des procédures en justice pour pouvoir récupérer les frais inhérents à cette évacuation sont en cours. Le dossier répressif est suivi aussi par le Parquet.