Le Centre éducatif Mitterrand d’Estaimpuis présente son projet éducatif le 18 janvier.

La pédagogie active place l’élève au cœur du processus d’apprentissage.

"Si le Centre éducatif Mitterrand d’Estaimpuis, comme toutes les écoles secondaires en Fédération Wallonie-Bruxelles, se doit de respecter le décret Mission et le Pacte d’excellence, les voies qu’il emprunte ne sont pas des sentiers battus. L’enseignement de type magistral laissera place aux centres d’intérêt des élèves qui développeront un projet de vie et concrétiseront leur chef-d’œuvre", explique, avec force de conviction, le bourgmestre Daniel Senesael (PS) qui, par le passé, a enseigné le français et la morale pendant près de dix-sept ans.

À l’école de François Mitterrand

Le mayeur estaimpuisien ne s’en cache pas, l’ancien président français a nourri, comme un père, sa passion pour la politique.

"D’aucuns verront dans ce choix une connotation socialiste exacerbée. Mais, seule ma fascination pour l’action de François Mitterrand, en faveur de l’éducation, en tant que précurseur de la pédagogie active comme ascenseur social, a motivé l’agrément de son patronyme pour le Centre éducatif d’Estaimpuis", confesse Daniel Senesael qui, jour pour jour, rendait hommage, il y a vingt-quatre ans, à Paris, à l’homme d’État qui s’était éteint.

Le Centre éducatif Mitterrand d’Estaimpuis, au titre d’école secondaire à pédagogie active, dispose de certaines latitudes. "Comme de pouvoir étendre les plages horaires pour permettre la mise en place des options culturelles, artistiques et sportives", explique notre interlocuteur en présentant les grandes lignes du projet éducatif et pédagogique du CEME.

Pour la rentrée de septembre, la nouvelle école pourra ainsi accueillir 120 élèves en première année.

"Ce qui constituera 5 classes de 24 élèves maximum, pour les cours obligatoires du tronc commun, avec une dizaine d’options. Dans chacune d’elles, le nombre d’inscrits se limitera à 12 petites têtes blondes pour permettre aux enseignants d’appliquer, dans les meilleures conditions possible, une pédagogie différenciée, en fonction des projets et des centres d’intérêt de chacun."

L’ouverture d’une classe de seconde, avec deux ou trois options, est également envisagée pour répondre à la demande pressante des parents.