Le CODECO de ce 22 décembre a laissé une grande partie de la population dans l'étonnement. Et pour cause, dès ce dimanche 26 décembre, les cinémas ou encore les théâtres devront fermer leurs portes. A la veille des fêtes de fin d'année, le secteur culturel, déjà en grande souffrance, est de nouveau victime de la crise sanitaire. Déjà depuis le 6 décembre, les événements et représentations culturelles en intérieur étaient limités à un public de 200 personnes maximum. Ces dernières devaient y être assises, avec masque obligatoire et présenter leur Covid Safe Ticket dès la présence de 50 personnes. Les salles obscures étaient logées à la même enseigne où la distanciation sociale d'1m50 devait être également respectée. Le Gouvernement a donc mis un terme à toutes ces mesures déjà contraignantes pour les professionnels, en annonçant la fermeture pure et simple des cinémas et des salles de spectacle.

Dans le secteur, toutes les réactions se ressemblent et cette annonce se résume en un seul mot: incompréhension. "Nous ne comprenons absolument pas la décision de notre gouvernement. On ferme un secteur qui a pris une série de mesures pour éviter les risques de contamination", précise Engelbert Petre, Directeur de la Maison Culturelle d'Ath. "Selon moi, le Gouvernement a une non-connaissance de la réalité du secteur et ferme le milieu culturel sans rentrer dans les détails. On n'a pas assez tourné la vis dans des secteurs plus propices à la contamination".

En cette période de fêtes, c'est sans aucun doute la meilleure période pour les familles de se rendre au cinéma pour visionner un bon film ou se réfugier dans les salles de spectacle. De grands films tels que Spiderman, Matrix ou encore Tous en Scène 2 devront attendre la réouverture du secteur pour séduire le grand public. Certains films très attendus seront peut-être quant à eux, jamais diffusés. Un coup dur donc pour la culture qui considère cette période comme fructueuse.

"Cette période de fêtes est normalement faite pour se rassembler en famille dans les salles obscures ou de spectacle, il est triste de constater que cela ne sera pas le cas", indique Laurent Harduin, Directeur du Centre Marius Taquet de Mouscron. "Je trouve cette décision décevante et incompréhensible. Le monde de la culture a déjà fait le nécessaire pour accueillir les personnes dans les meilleures conditions possibles avec le port du masque, la distanciation sociale, le gel hydroalcoolique, le pass sanitaire ou encore la jauge à respecter. Le monde culturel paie les pots cassés d'une mauvaise gestion politique", conclut Laurent Harduin.