Les vacances de Pâques restent propices aux balades et à la découverte de nos belles régions. Suite à la flambée générale des prix, certains pourraient penser que la facture est aujourd'hui plus salée au sein des gîtes et des maisons d'hôtes. En Wallonie picarde, il faut croire que ce n'est pas encore le cas même si les propriétaires subissent comme tout le monde cette inflation.

"A ce jour, nous proposons toujours les mêmes prix à notre clientèle. Nous allons essayer de tenir le coup le plus longtemps possible comme cela", précise la gérante du gîte Ma campagne by Véro à Tournai. "Pour combler le manque de clientèle, nous accueillons depuis l'hiver des ouvriers. Bien entendu, je suis bien conscience que si la guerre entre l'Ukraine et la Russie se poursuit et si les prix continuent d'accroître, je serai obligée malheureusement de répercuter sur les clients".

"Il faut se réadapter"

Située au coeur du Pays des Collines, à Saint-Sauveur, la maison d'hôtes Le Rieu du Moulin n'a pas encore changé ses tarifs. Toutefois, pour la responsable, la situation actuelle n'est "pas fameuse". "De manière générale, nous possédons une clientèle que nous pourrions qualifier d'habitués. Nous savons bien qu'à l'avenir, il faudra faire des choix et se limiter. Il faut dire que la crise sanitaire n'a pas aidé notre secteur. Auparavant, nous recevions beaucoup de personnes qui célébraient des mariages mais tout cela est tombé à l'eau ces derniers temps. Heureusement, les festivités commencent légèrement à reprendre et donc à avoir des demandes". 

Pour couvrir ce manque, elle a, tout comme Véronique, hébergé depuis plusieurs semaines, des ouvriers à un prix raisonnable. "Dans une telle situation économique, nous n'avons pas le choix d'évoluer et d'accepter des clients que nous aurions jamais pris autrefois", conclut la maison d'hôtes Le Rieu du Moulin.