Encore méconnue pour certains, la Scan-Car est un véhicule équipé qui analyse les plaques d'immatriculations des voitures stationnées. Ce système intelligent et innovant permet donc aux automobilistes parfois distraits de sanctionner les oublis ou les véhicules qui ne sont pas en ordre en matière de stationnement. Il est donc désormais terminé d'aller changer son disque bleu toutes les deux heures. Il faudra également déplacer son véhicule pour éviter que la Scan-Car passe dans les parages...

Testée durant l'été, la Scan-Car est opérationnelle depuis ce lundi 11 octobre au sein de la Cité des Cinq Clochers. "La Ville de Tournai n'attend pas spécialement quelque chose de la Scan-Car. Cette dernière est un outil à la disposition des contrôleurs et appartient donc à Cityparking qui souhaite utiliser ce système. Bien entendu, c'est un outil tout à fait intéressant pour la mobilité. Elle oriente complètement les équipes sur le terrain et permet l'application du code de la route. Pour ceux qui ont toujours respecté les règles, la mise en vigueur de la Scan-car ne devrait pas changer grand-chose" précise Jean-François Letulle, échevin de la Mobilité (Ecolo). 

Vu que la célèbre Scan-Car est mise en application depuis quelques jours, il est compliqué d'avoir du recul. "On constate quand même depuis plusieurs mois que les automobilistes commencent à se stationner sur les parkings de dissuasion comme celui de l'Esplanade de l'Europe où les places sont occupées à 80 %. Avant, cela devait tourner autour des 15%. Toutefois, pour la Scan-Car, il est encore impossible d'en retirer des conclusions."

Un système devenu la norme

Ville touristique et très prisée par les voyageurs d'un jour, pour François Letulle, il n'y a pas de risque que Tournai diminue en visibilité même en resserrant la vis en matière de mobilité. "La Scan-Car est un outil qui rentre de plus en plus dans la norme et que l'on commence à voir un peu partout. Pour ma part, je pense que les touristes, les commerçants et même les Tournaisiens seront satisfaits de constater que les places dans le centre-ville soient de plus en plus accessibles et ainsi éviter que certains véhicules restent pendant plusieurs jours à la même place", conclut l'échevin de la Mobilité.