Tout le monde à la Herseautoise et la police à l’hôtel de ville

Il va partir sans états d’âme. Avec un léger bémol, peut-être. "Un regret passager, parce que ça se fera un jour ou l’autre."

Daniel Westrade parle d’une fusion entre services de la Ville et du CPAS. "Pour moi, hormis peut-être les services État civil et Population, qui devraient aller à la clinique, les autres devraient être regroupés avec ceux du CPAS à la Herseautoise. Et je prône le déménagement du commissariat de police dans l’actuel hôtel de ville, en plein centre, pour renforcer le sentiment de sécurité des habitants et des commerçants."

Il utilise souvent le mot anticiper. "À l’horizon 2024, cette fusion sera obligatoire, avec des grades légaux communs. Un même directeur général pour les deux institutions. On a déjà un même directeur financier. Et il n’y aura plus de conseil du CPAS. Vous aurez un échevin en charge de l’aide sociale. On arrivera à ça. Des services comme l’aide sociale fondamentale ou le home resteront spécifiques, bien entendu. Pour le reste, il faudra regrouper. J’aurais voulu faire cette révolution."

Pour lui, la réforme sera bénéfique : diminution des frais de fonctionnement et personnel encore mieux formé. " Simplement, il reste encore quelques freins, quelques réticences à dépasser."

Fusion ne rimera-t-elle pas avec licenciements ? Il ne le pense pas. "Avec le principe de l’administration en ligne qui va s’imposer, avec les nouvelles technologies, il faudra moins de personnel. Ce qui ne veut pas dire qu’on va mettre des gens dehors. On ne remplacera pas les agents qui partent à la pension. J’aurais aimé préparer les équipes à ça."

Pour certains métiers, la réforme ne sera pas faisable. "Des assistants sociaux, il en faudra toujours. Par contre, arriver à un service juridique commun permettra de gagner du temps dans les procédures, par exemple. Même chose aux finances. Moi, je mettrais déjà ça en place à partir de 2019, pour avoir un coup d’avance. Anticiper, comme on l’a fait pour le PST, le programme stratégique transversal. Dès 2019, toutes les communes seront obligées de le mettre en place. Nous, nous étions parmi les trois communes de la région à le lancer il y a six ans déjà. Et l’administration m’a bien suivi. Il n’y a pas eu de difficultés."

"L’électeur te flingue si tu n’as pas pris les bonnes décisions." À l’heure de dresser le bilan, la fierté de Daniel Westrade réside sans doute dans le redressement opéré par sa commune. C’est son sentiment. "Péruwelz possède des richesses à la fois humaines et commerciales, c’est un tout. Nous avons les atouts pour que l’entité soit performante à l’échelle de la Wallonie picarde. Or, nous revenons de loin. En 2004, quand je suis devenu bourgmestre, Péruwelz ne représentait pas grand-chose dans la région. Aujourd’hui, elle est citée en exemple dans divers domaines. Nous avons œuvré à son développement."

Depuis 2004, pas moins de quatorze ministres sont venus dans la cité des sources. Sans oublier la princesse Mathilde, qui allait devenir reine. "Faites le calcul, ça fait un ministre par an. Et de différentes couleurs. Pour nos agents, c’est aussi la preuve que leur travail est mis en valeur, que Péruwelz est reconnue."

Le bourgmestre nous a livré son pronostic pour dimanche. Nous ne le dévoilerons pas, mais il est le fruit d’une analyse fouillée. Verdict dans quelques heures…