Tournai-Ath-Mouscron Initié par le groupe Colruyt, celui-ci prévoit la construction de trois machines de 200m de hauteur. De part et d’autre de la frontière linguistique, la mobilisation s’organise et une pétition circule déjà.

A peine lancée sur le Web par le comité Vents de changement, une pétition a déjà recueilli plus d’une centaine de signatures contre un nouveau projet éolien pressenti en bordure de la frontière linguistique. Celui-ci est porté par Eoly, la filiale verte du groupe Colruyt qui a introduit une demande de permis auprès de la Région flamande en vue de construire trois méga-éoliennes de 200m de hauteur sur le territoire de Herne, à quelques kilomètres de la ville d’Enghien.

Si du côté néerlandophone, les premières maisons se trouvent à moins de 350m de la zone convoitée, de nombreux riverains situés sur le versant francophone, à Marcq, risquent aussi d’être impactés visuellement en raison de la proximité du futur parc éolien (- de 1000m) et de subir des nuisances sonores compte-tenu de la puissance des machines.

Figurant parmi les plus élevées de Belgique, voire d’Europe, de telles éoliennes comparables à celles d’Estinnes, près de Binche, seraient également visibles depuis le parc communal d’Enghien et dévaluerait, selon les autorités locales, le caractère paysager de ce joyau du patrimoine exceptionnel de Wallonie. L’ancien domaine d’Arenberg s’étend sur 182 hectares et couvre près de 400 ans d’histoire.

Force est de constater qu’avant même le coup d’envoi de l’enquête publique, ce projet pourtant profitable au développement durable suscite déjà un fort vent de contestation en raison de sa démesure.