Tournai-Ath-Mouscron Son passé dans les cabinets et le décès de Jean-Pol Renard l’ont marqué.

Lucien Rawart est licencié en science économique et financière, option urbanisme. Dans la vie active depuis le début des années septante, le bourgmestre de Leuze a notamment œuvré au SPF mobilité et transports, où il s’est occupé du projet de RER autour de Bruxelles. Il a effectué une belle carrière dans les ministères.

"J’ai débuté chez Louis Olivier, aux Travaux publics et j’ai terminé chez Hervé Hasquin en passant par Arnaud Decléty et Michel Foret. C’est Arnaud Decléty qui m’a mis le pied à l’étrier politique en 1988", rappelle-t-il , lui qui a aussi été inspiré par des personnages politiques leuzois comme Henri Destrebecq et André Soudan . "J’étais troisième sur la liste et j’avais recueilli 830 voix. Nous avions remporté le scrutin communal avec 10 sièges sur 23 mais le PSC a fait alliance avec le PS et nous nous sommes retrouvés dans l’opposition. Hormis durant ces six années, de 1988 à 1994 donc, j’ai toujours figuré dans la majorité au sein des libéraux."

Très branché urbanisme, il a pu observer mais surtout influencer la transformation de Leuze. "Nous avons pu obtenir des avancées importantes, que ce soit au niveau du contournement est pour désengorger le centre de Leuze ou en matière de développement économique avec une zone d’activités qui ne cesse de s’étendre et qui attire du beau monde et une zone PME communale attractive elle aussi. "

Catalogué homme de dossiers doté d’une personnalité assez austère, Lucien Rawart ne nie pas tout à fait cette image. "Mes dossiers, je les connais. C’est pour ça que j’ai fait carrière dans les cabinets."

Durant son parcours politique, Lucien Rawart aura fait pas mal de rencontres. Et le décès de son ami Jean-Pol Renard l’a marqué. "Nous affichions une belle complémentarité. Jean-Pol était quelqu’un de convivial, qui donnait les impulsions. Moi, j’étais l’homme de dossiers, oui. On s’entendait bien."

Quand nous lui demandons de choisir un endroit pour prendre une photo de lui, il marque un petit temps pour réfléchir. "Pas à mon bureau devant mes papiers. Ça va encore renforcer mon image d’homme de dossiers", sourit-il.