Les trois mineurs d’âge ont subi des attouchements de la part d’un ami de leur père

VAULX Le tribunal rendra son jugement dans le cadre d’une affaire de mœurs impliquant un Mouscronnois de 39 ans. Domicilé à Vaulx, Stéphane A. est cité à la barre pour avoir abusé sexuellement de trois mineures d’âge. Il s’agit, en l’occurrence, des fillettes d’un collaègue de travail avec lequel il entretenait une belle amitié. Jusqu’au jour où une des victimes s’est confiée à sa mère sans que celle-ci, dans un premier temps, ne la prenne véritablement au sérieux. Il a fallu que sa sœur aînée brise, à son tour, le silence pour que les parents se rendent à l’évidence et se sentent à jamais trahis par cet homme qu’ils avaient choisi comme parrain pour un de leurs enfants.

La justice a retenu une période infractionnelle comprise entre décembre 2008 et avril 2011. L’auteur des faits, survenus dans la région d’Ath, ne reconnaît que des attouchements superficiels commis sur la plus grande. Âgée de 15 ans, l’adolescente a raconté aux enquêteurs que le copain de son père l’avait déshabillée et caressée à deux reprises sur tout le corps, avant de tenter d’introduire un doigt dans ses parties intimes. “Le prévenu lui achetait des cigarettes et des cartes SMS pour qu’elle se taise et garde le secret”, peut-on lire dans le dossier répressif.

Il ressort encore du rapport que l’auteur, privé de liberté durant un mois, aurait posé les mêmes gestes indécents sur sa petite sœur alors qu’il accompagnait la famille sur le site de l’Esplanade où se disputait une partie de balle pelote. L’avocat de la partie civile réclame 8000 € suite au traumatisme subi par les victimes.

De son côté, la représentante du ministère public a requis à l’encontre de Stéphane A. 15 mois de prison sans s’opposer à assortir la peine d’un sursis probatoire compte tenu l’absence de casier judiciaire. Du côté de la défense, on s’est attaché à rappeler l’enfance tout sauf dorée du prévenu, adopté dès l’âge de 4 ans et resté immature. “Dès notre premier entretien, il se posait la question de savoir s’il était pédophile”, révèle Me Tounkara. “Au travers de ce jeu de séduction malsain, mon client a eu le sentiment que la jeune fille était un brin consentante”.



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