Le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Tournai, rendra un jugement le 23 novembre prochain contre un Tournaisien qui est poursuivi pour avoir menacé Charles Michel, alors Premier ministre belge. Le ministère public ne s’est pas opposé à une mesure de faveur.

En pleine rébellion des gilets jaunes, V., alors âgé de 25 ans, avait menacé le Premier ministre belge Charles Michel sur un réseau social. Les faits ont eu lieu entre le 22 et le 29 novembre 2018.

Dans un langage très fleuri, il avait promis au Premier ministre de venir le chercher chez lui, dans le Brabant wallon, pour "le remettre au peuple afin qu’il soit lynché publiquement".

Il avait aussi laissé entendre qu’il traînait autour du domicile privé de l’actuel président du Conseil européen, ce qu’il nie aujourd’hui arguant qu’il n’avait jamais mis les pieds à Wavre.

"Il faut que les gens comprennent qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent derrière leur ordinateur, ce sont des infractions pénales", a déclaré le substitut du procureur du Roi, sans s’opposer à une mesure de faveur.

Le prévenu, qui usait d’un faux profil, regrette les faits. Il dit avoir agi sous l’effet de l’alcool. "J’ai été bête et je ne suis jamais allé chez lui", dit-il.