À l'heure actuelle, la culture connaît des temps compliqués. Cependant, certains métiers du monde culturel sont légèrement mis de côté. C'est le cas de Jean-Paul Vanesse, régisseur pour le Centre Culturel du Pays des Collines. Depuis plusieurs années, il assure l'aspect technique des concerts, des représentations ou des spectacles mais aujourd'hui, il est à l'arrêt tout comme beaucoup de personnes effectuant des métiers dans l'ombre.

"Une partie de mon équipe continue à travailler comme les animateurs. Mais pas moi, je suis un peu à part. C'est pareil pour tous les régisseurs et cette situation est décourageante", déclare le régisseur. Pour Jean-Paul, il est impossible de pratiquer son métier. D'une part, car le monde de la culture est suspendu et d'autre part, car il lui est difficile de faire du télétravail. " C'est injuste. Ma fonction est finie. J'ai perdu tout ce que je faisais avant. Mon job est essentiellement sur le terrain à mettre en place des décors,etc. Donc, je ne peux pas faire de télétravail".

Malgré que Jean-Paul est chanceux de recevoir les indemnités COVID, cela ne l'épanouira pas psychologiquement et ne l'aidera pas à vivre sa passion. " Je fais ce métier depuis plusieurs années. Et aujourd'hui, moralement, c'est dur. J'aime beaucoup mon travail et j'essaye de rester motiver car un jour, cela reprendra."

L'intérêt de la culture


En ce qui concerne l'état d'esprit de la population face à la suspension de l'univers culturel, Jean-Paul Vanesse reste sceptique. " Personnellement, je ne pense pas que les gens soient conscients de l'utilité de la culture. Oui, il y a un manque de la population  mais, il y a tellement d'autres choses qui se passent. La culture n'est pas dans la priorité des gens." 

Pour Jean-Paul, la culture s'en sortira et pourra encore à l'avenir faire rêver la population. " Je pense que la culture va redémarrer très vite. Son accès permettra de la rebooster". Aujourd'hui, le régisseur du Centre Culturel du  Pays des Collines espère un coup de pouce du gouvernement afin que ce métier soit plus pris en compte. " J'attends que les membres du gouvernement pensent à notre secteur. Et, qu'ils fassent en sorte qu'on puisse continuer un peu".

Les métiers de l'ombre ne sont pas toujours valorisés comme ils devraient l'être. Alors que sans eux, les spectacles, les concerts et les autres représentations ne pourraient pas avoir lieu. Il est donc essentiel, aujourd'hui, de les faire briller sur le devant de la scène et de voir à quel point ces passionnés souffrent au quotidien durant cette période de pandémie.