Bloquée depuis le confinement du 13 mars 2020, Masure 14 a beaucoup de mal à reprendre le cours normal de ses activités. Malgré un été plus ludique, la maison de jeunes met en avant les lourdes restrictions qui lui sont imposées.

Alors que le protocole actuel les contraint à travailler uniquement avec des jeunes en réelle détresse, Masure 14 affirme que tous les jeunes sont dans cette situation. “On remarque que nos jeunes ont plus de difficultés scolaires qu’avant, même ceux qui travaillent très bien. Auparavant, on n’avait jamais eu de tentative de suicide, il y a un réel problème au niveau de la santé mentale de ceux-ci”, déclare Johakim Chajia, coordinateur de la maison de jeunes.

Masure 14 s’évertue à faire vivre la maison. Elle organise donc une partie de ses activités en présentiel mais s’est également dirigée vers le virtuel.. Alors qu’avant la pandémie la maison de jeunes accueillait entre 150 et 200 jeunes par semaine, la maison continue malgré tout à prendre des nouvelles de chacun afin de leur remonter le moral.

“On pensait que les besoins essentiels se limitaient à manger, boire… À l’heure actuelle, on se rend bien compte de l’importance de contacts sociaux, d’activités… Beaucoup ont besoin de créer, s’exprimer et décompresser. Les maisons de jeunes sont essentielles !”, affirme Johakim Chajia.

C’est pour cela que Masure 14 organise des activités en petit groupe : atelier découverte nature, confection de cerfs-volants, skateboard, réparation de vélo…

Johakim Chajia met également en avant l’inaction de la ministre de la culture, Bénédicte Linard. En effet, le coordinateur de la maison affirme qu’elle ne se rend pas compte de la réalité du terrain et qu’elle ignore les fédérations représentatives du secteur jeunesse. Masure 14 espère donc voir la situation s’améliorer dans les mois à venir.