Durant le premier confinement, beaucoup de jeunes ont dû revoir leurs activités habituelles et s'orienter vers des loisirs qui étaient tolérés. C'est le cas d'Anaïs et d'Eloïse, deux sœurs natives de l'entité de Kain. L'une seulement âgée de 13 ans et l'autre de 23 ans se sont mises au tricot. Au fil du temps, les deux jeunes filles sont devenues adeptes de cette activité. 
 
"L'année dernière, on s'ennuyait énormément. Notre maman faisait du tricot plus jeune et on voyait que c'était la mode des bandeaux. Nous avons alors appris à tricoter avec elle. C'est donc grâce à la crise sanitaire que nous nous sommes lancées. Nous étions ensemble et nous avions le temps de faire cette activité. Très vite, nous avons lancé une page Facebook et Instagram nommée Les tricoteuses afin de partager notre passion et nos réalisations", déclarent Anaïs et Eloïse. 
 
Les deux sœurs réalisent de nombreuses créations toutes aussi pointilleuses les unes que les autres.  
 
"Nous confectionnons beaucoup de bandeaux, de bonnets, de chouchous en laine, des tops, des pulls ou encore des chaussons pour les bébés. Nous aimons continuellement trouver de nouvelles idées et toujours aller plus loin. Nous nous inspirons énormément des livres et d'Internet. De plus, nous travaillons avec plusieurs types de laine qui respectent l'environnement". 
 
Le tricot est souvent associé à une activité destinée aux personnes plus âgées. Cependant, cela revient de plus en plus à la mode. Anaïs et Eloïse ont voulu à leur manière, montrer que le tricot est toujours aussi tendance. 
  
"Nos connaissances sont souvent étonnées par notre jeune âge. Lorsque nous créons nos accessoires, nous faisons par la suite, des photos. Nous n'hésitons pas à les présenter sur des personnes plus jeunes pour prouver que le tricot peut être destiné à tout le monde. De plus, nous essayons d'utiliser des couleurs assez attrayantes. Pour nous, le tricot est désormais une passion, nous faisons cela tous les jours. Cela nous détend et nous ne pensons plus à rien", déclarent Anaïs et Eloïse.
 
Une complicité renforcée 
 
Bien qu'Anaïs et Eloïse soient déjà très proches, cette passion commune a renforcé leur complicité. 
 
"Nous avons toujours été très fusionnelles. Même si avec la vie d'étudiante, c'était plus compliqué pour se voir, cette crise sanitaire a permis que nous fassions une passion commune. Nous nous sommes rapprochées et ce n'est que du plaisir de pouvoir partager une activité ensemble. D'ailleurs, nous nous lançons beaucoup de défis lorsque nous tricotons. Par exemple, celle qui a fini les dix premières lignes à gagner et bien d'autres encore. Je pense que nous allons continuer encore très longtemps cette passion ensemble", conclut Eloïse.