Tournai-Ath-Mouscron Le directeur de l’institution va garder un œil sur les accords de gouvernements tant fédéral que régionaux.

Directeur de l’Eurométropole, qui pour rappel regroupe les territoires de Courtrai, Lille et Tournai, Loïc Delhuvenne considère cette institution comme l’outil le plus proche des citoyens en termes de vision européenne. "On est là pour tisser des liens, créer des ponts entre les personnes" , assure-t-il. "Quand je vois notre capacité à dialoguer avec les institutions européennes, le citoyen sur le terrain et le secteur associatif, on est ce bon trait d’union entre les autorités européennes et les problèmes juridico-administratifs entre la France et la Belgique."

Évidemment, les élections européennes ont été très suivies du côté de l’Eurométropole. "Au-delà d’élections d’hommes et de femmes, il est important de pouvoir avoir un œil attentif sur ce Parlement européen. Au sein de l’Eurométropole, notre travail peut potentiellement concerner 173 millions d’Européens qui vivent en zone frontalière."

L’Eurométropole milite contre le côté abstrait de l’Europe. D’ailleurs, l’institution est passée à l’action depuis un certain temps sur le territoire qu’elle couvre.

"On veut travailler le transfrontalier par l’action et pas par la parole. On joint nos paroles aux actes. Lorsque nous avons remarqué, dans le schéma de développement des infrastructures transfrontalières au niveau de la métropole européenne de Lille, une mauvaise desserte entre Tournai et Lille, nous avons remis un avis pour dire que les infrastructures étaient insuffisantes. On ne contourne pas les problèmes. On les traite."

Loïc Delhuvenne aura également été attentif aux élections fédérales et régionales qui jouent également un rôle sur le fonctionnement de l’Eurométropole.

"Ces scrutins modifient notre conseil d’administration et l’assemblée. Je verrai ce qui ressortira des accords fédéral et régional. Le positionnement des partis sur leur vision à l’international dans l’Union européenne et la stratégie des régions et pays voisins sont pour moi importants. Il est clair qu’un parti qui souhaite construire des murs entre deux frontières ne m’aidera pas à travailler le transfrontalier…"