Tournai-Ath-Mouscron Un projet est à l’étude pour exposer en toute sécurité les plus beaux objets de culte à l’église de Fouleng.

ll n’y a pas que sur le territoire de Chièvres que les édifices religieux ont été la cible de cambrioleurs au cours de ces dernières années, obligeant les autorités communales à investir dans l’installation de caméras de vidéosurveillance et d’autres dispositifs de sécurité comme à la basilique de Tongre-Notre-Dame.

À Silly aussi, la quasi-totalité des églises ont reçu dans un passé plus ou moins récent la visite d’individus pas très… catholiques. En particulier celle de Hoves qui, voici quatre ans, a été entièrement dépouillée de ses plus belles pièces prisées des collectionneurs.

Durant toute une nuit, des inconnus ont sévi à l’intérieur de cette église dédiée à Saint-Maurice pour y dérober des objets de culte d’une valeur inestimable dont des statues en bois vieilles de plusieurs siècles mais aussi des angelots, des chandeliers et des tapis.

À part la chaise, presque tout avait été emporté ! À tel point que la fabrique d’église n’a pas eu d’autre choix que de remplacer les statues originales par des copies en plâtre. C’est également suite à cet important cambriolage que les trésors des autres églises de l’entité ont été enlevés et cachés en lieu sûr.

Récemment, la commune a encore récupéré de très anciens registres paroissiaux subtilisés à l’église de Silly et qui figuraient dans le catalogue d’une vente publique à Bruxelles. "L’évêché entend promouvoir des églises ouvertes, mais une commune de la taille de Silly ne dispose pas des moyens financiers pour protéger toutes celles qui se situent sur son territoire", explique Antoine Rasneur (CDH), échevin des Cultes.

Ce constat a poussé le pouvoir local à plancher avec les fabriques d’église sur un projet qui vise à regrouper sur un même site ultra-sécurisé les plus beaux joyaux du patrimoine religieux de l’entité sillienne. Toujours sacralisée mais peu fréquentée, la petite église de Fouleng semble réunir toutes les conditions pour les accueillir. "Un peu à l’image de la chapelle de Saint-Marcoult qui abrite désormais le musée de la Résistance (Maquistory), l’idée est de réunir à Fouleng les trésors provenant des diverses églises de l’entité (orfèvrerie, habits, etc.) afin de les exposer au travers d’une scénographie originale et bien sûr dans des conditions de sécurité optimales", poursuit Antoine Rasneur. La commune va remuer ciel et terre pour obtenir un maximum de subsides.