La phase 1 des travaux de modernisation de la traversée de Tournai est terminée.

Ce vendredi, la première phase des travaux de modernisation de la traversée de Tournai a officiellement été inaugurée en présence, notamment, du ministre wallon du Climat et de la Mobilité, Philippe Henry, du coordinateur européen du corridor mer du Nord Méditerranée, Péter Balazs, et du bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois.

Cette première phase, qui a débuté en avril 2017, concernait ainsi la réfection du quai Saint-Brice et du quai Vifquin ainsi que le remplacement du pont-à-Ponts.

"Ces travaux étaient nécessaires pour lever un verrou sur l’Escaut, a rappelé le bourgmestre. En effet, le débordement de ces quais, sur une longueur de 220 mètres et, en plus, en virage, rétrécissait la voie navigable pour les péniches modernes. Cela induisait notamment des problèmes en termes de sécurité et de fluidification du trafic de la voie navigable. Rétablir un alignement cohérent était donc une nécessité. La batellerie a évolué et nos quais devaient s’y adapter si nous ne voulions pas que Tournai, inaccessible pour les nouvelles péniches, soit mise de côté."

C’est donc un des derniers goulets d’étranglement qui vient de disparaître sur les 450 kilomètres de voies navigables wallonnes au cœur du maillage européen Seine-Escaut.

Grâce à ces travaux, des péniches de taille plus importantes, classe Va (2 000 tonnes), pourront traverser la cité des Cinq Clochers. Le tout avec un intérêt économique et environnemental. Par rapport à la route, le transport fluvial produit en effet trois fois moins d’émissions de CO2, consomme trois à six fois moins de carburant, fait 45 fois moins de bruit et est 100 à 300 fois plus sûr.

Au total, presque 500 personnes ont participé à ces travaux, comme le souligne M. Van Muysen, ingénieur responsable du chantier pour le SPW. "Plus de 300 ouvriers, c’est dire la grandeur et les moyens que l’on a mis pour réussir ce projet."

Ce dernier rendait enfin un hommage à trois travailleurs qui ont perdu la vie. "Je tiens d’ailleurs à honorer trois personnes qui ont travaillé jusqu’à leur dernier souffle sur ce chantier : Giuseppe Fisicaro, Nino De Nicolo et Toni De Gregorio. Leurs noms resteront gravés dans nos mémoires."

Voir notre vidéo et la galerie photos