Souvent considérée, comme injuste par les élèves qui n'ont rien à se reprocher, la punition collective reste parfois la dernière solution pour l'enseignant lorsque qu'une poignée d'élèves sème la zizanie. Pour de nombreux psychologues, la punition de manière globale "peut être utilisée comme un outil d’éducation ou de discipline. Son efficacité dépend de l’étendue de la punition et du lien entre la punition et l’objectif qu’elle essaie d’atteindre. Les punitions peuvent avoir un impact positif et négatif sur les élèves. Ils peuvent être utilisés pour accroître la prise de conscience des conséquences de ses actions ainsi que pour enseigner aux élèves l’importance de l’éthique, de la sécurité, de la responsabilité et de l’autorégulation".

En ce qui concerne la collective, cette pratique a été fortement critiquée comme étant injuste envers l’apprenant et le privant de son droit à une procédure régulière. Dans de nombreux cas, cela conduit également à la stigmatisation des étudiants dans leur ensemble, ce qui peut avoir des effets néfastes sur leur santé mentale: rancoeur, revanche, rébellion, retrait. Dans diverses circulaires, il est indiqué que "les punitions scolaires (…) sont prises en considération du comportement de l’élève indépendamment des résultats scolaires. Cela réaffirme donc le principe selon lequel la notation sert strictement à évaluer le niveau d’un élève et non à sanctionner un comportement. Un zéro ne peut donc être mis pour sanctionner un problème de comportement".

Pour la directrice f.f des écoles de Buissenal et Oeudeghien, il est hors de question de mettre en place les punitions collectives. "C'est une injustice pour les élèves et cela peut avoir de lourdes conséquences psychologiques. En général, nous parlons d'abord avec les enfants à l'origine du comportement avant d'agir. De plus, nous n'hésitons pas d'entretenir un dialogue avec les parents afin d'expliquer les circonstances de la sanction et d'avoir leur accord".