Des habitants du centre-ville demandent que les autorités communales réagissent

TOURNAI Environ 200 personnes se sont rendues à la marche pour plus de sécurité, ce mardi soir, qui est partie de la place Saint-Pierre, à Tournai. Ce n’est pas tant le nombre de personnes présentes qui importe, mais le fond du sujet.

Et avant la tenue de la marche, des amis de cette femme violée il y a un mois, un soir à 22 h, le long du quai des Poissonsceaux à Tournai, ont évoqué l’insécurité en centre-ville.

“Tournai n’est pas la ville la plus dangereuse, mais il ne faut pas minimiser ni banaliser les choses” , lance Sylvie Grulois, commerçante dans le piétonnier. “Il ne faut pas attendre que cela devienne une catastrophe. Il y a de plus en plus de loups, et le nombre de bergers n’a pas changé.”

Les organisateurs et quelques riverains qui se sont exprimés veulent plus de présence policière sur le terrain. Une présence dissuasive, à des moments bien définis. “Je préfère une police qui soit présente le soir, le week-end, pour éviter de nouveaux drames, plutôt qu’une police présente en journée pour verbaliser un conducteur qui se gare mal”, dira Jo, patron du Cornwall.

Ils demandant aussi que le policier, qui se balade le long du quai des Salines, peu importe sa tâche, le fasse le long de l’Escaut où il peut y avoir des problèmes, et non du côté des maisons. Pour certains, il faut ne rien laisser passer. Harceler pour ne pas tenter. Faire vider les bouteilles et les canettes, consommées sur la voie publique, etc.

Plus que de s’en prendre aux policiers, les organisateurs de la marche veulent surtout interpeller les politiques, pour obtenir des renforts policiers et des caméras. “La sécurité doit être une priorité. Or, nous nous sentons de plus en plus dépourvus. Nous tentons d’être de bons pères et mères de famille, nous attendons des autorités communales qu’elles fassent de même avec ses citoyens. Devons-nous être sacrifiés pour une raison de budget ?”

“Et il faut encore que la justice suive” , relèvera Carine, une autre commerçante.

Et Jo d’enchaîner. “Il y a peu, j’ai mis au sol un homme qui tentait de violer une femme dans le quartier Saint-Piat, à Tournai. La femme a déposé une plainte mais j’ai revu l’homme deux jours plus tard à la terrasse d’un café. Ce n’était qu’une tentative… Mais ce n’est resté qu’une tentative parce que je suis intervenu !”

Hier soir encore, une réunion du groupe communal sécurité centre-ville s’est tenue à l’hôtel de ville. Le commissaire divisionnaire était présent. Plus d’hommes, des caméras, Philippe Hooreman en veut lui aussi. Il évoquera aussi des pistes pour faire mieux, avec les mêmes moyens.



© La Dernière Heure 2012