Le jeune ornithologue frasnois a bagué l’an dernier plus de 2.500 volatiles

TOURNAI Grégory Galletti fait partie des 377 bagueurs d’oiseaux avec lesquels collabore l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Originaire de Frasnes, ce jeune chimiste de 36 ans, qui se passionne pour l’ornithologie, a bagué en 2011 quelque 2.500 volatiles rien que sur le territoire de son entité.

De la mésange à la fauvette en passant par le hibou et la chouette, énormément d’espèces sont passées entre ses doigts délicats. Jusqu’ici pourtant, Grégory n’avait encore jamais bijouté les pattes d’un faucon pèlerin.

Autant dire qu’il était très excité à l’idée de prendre part à cette expérience à l’occasion de la naissance d’un bébé rapace né voici quelques semaines en haut de l’une des tours de la cathédrale de Tournai. “Voici trois ans, j’ai été contacté par l’entreprise Monument Hainaut affectée au chantier de restauration de l’édifice pour aménager un abri susceptible d’attirer le faucon pèlerin”, raconte Grégory Galletti.

Protégé des vents dominants, le sommet de la façade Est de la tour Saint-Jean a été privilégié pour accueillir un nichoir dès janvier 2009. La patience de Grégory vient d’être récompensée et l’initiative couronnée de succès. Pour rappel, celle-ci vise à réduire la surpopulation de pigeons qui squattent l’édifice et dont les fientes constituent un véritable fléau contribuant à la dégradation de ce patrimoine exceptionnel.

En sachant que le pigeon constitue la proie de prédilection du faucon qu’il chasse et capture en plein vol, les protecteurs de la cathédrale misent sur l’arrivée de ces redoutables prédateurs pour solutionner le problème.

Formé à manipuler les oiseaux sans les blesser, Grégory Galletti a bagué, en début de semaine, un des jeunes fauconneaux avec d’infinies précautions. “Il faut que ça aille vite pour que le dérangement soit limité dans le temps. Il y a tout une technique à maîtriser.”

À la patte gauche, le bébé faucon porte désormais une bague de couleur gravée de grands caractères qui permettra de l’identifier à la jumelle ou à la longue vue. Une bague plus petite et métallique enserre l’autre patte avec un code mentionnant le nom de l’organisme scientifique.



© La Dernière Heure 2012