Tournai-Ath-Mouscron Jacques Dupire déplore le compte-rendu trop succinct de la séance lors de laquelle il a été destitué.

Ce n’est pas encore le retour au calme dans l’arène politique frasnoise. Pour son premier conseil sur les bancs de l’opposition, Jacques Dupire a déploré, mardi soir, le caractère beaucoup trop succinct du P.-V. du précédent conseil ayant scellé sa destitution.

"Il est regrettable que toutes les insultes dont j’ai fait l’objet lors de cette séance ne soient pas retranscrites. Il faut pouvoir assumer ses paroles. J’aurais aimé que les diverses interventions soient reprises in extenso", a fait savoir l’ex-premier échevin exclu de la majorité libérale.

À l’instar de Jacques Dupire, le groupe Horizon citoyen n’a pas approuvé ce fameux P.-V. "Celui-ci résume chacune des interventions mais sans les retranscrire de manière exhaustive", déplore Michel Delitte, qui fait référence aux mots très durs qui ont été formulés à l’encontre de celui qui siège désormais comme conseiller indépendant.

Jean-Luc Crucke est sorti de sa réserve. "Ces critiques sont totalement déplacées et inacceptables à l’égard de la plus haute fonctionnaire de cette commune qui a toujours rempli sa tâche avec probité. Cela ne m’étonne pas en voyant de qui celles-ci proviennent", s’est ainsi exclamé le bourgmestre empêché.

Premiers sifflets et chahuts parmi les nombreux spectateurs présents à l’hôtel de ville. Michel Delitte estime que le ministre déforme les propos. "Nous n’en voulons nullement à la directrice générale qui a rédigé le P.-V. mais soit on reprend l’intégralité des discussions, comme c’est le cas au parlement wallon, soit on ne reprend rien. Nous sommes en démocratie et je suis encore libre de dire ce que je pense."

Nouveaux applaudissements nourris parmi la foule, avant que Jean-Luc Crucke ne reprenne la parole. "La démocratie, c’est aussi le respect des lois communales. Celles-ci précisent bien la manière dont un P.-V. de séance doit être rédigé. Je vous renvoie à l’étude de vos lois communales. Si vous ne les avez pas encore lues, il vous reste six ans pour le faire."

Et Jacques Dupire de répliquer. "Vous déplacez le problème. Je ne suis pas votre élève, je connais parfaitement les lois communales." Jean-Luc Crucke a renvoyé la balle une dernière fois avant que la bourgmestre ff ne mette fin à ce dialogue de sourds en invitant les élus à voter. "Les lois communales, ce n’est pas Marguerite Yourcenar", célèbre écrivaine à laquelle Jacques Dupire avait fait référence en reprenant une de ses citations sur la trahison et le non pardon.