Tournai-Ath-Mouscron

Le domaine animalier de Cambron-Casteau a eu l’honneur d’accueillir ce samedi celui, qui depuis les années 70, se bat pour sauvegarder la forêt amazonienne et la biodiversité. La fondation du parc va soutenir financièrement le dernier projet de Raoni âgé de 89 ans

Ce samedi, le parc Pairi Daiza a eu l'honneur de recevoir la visite du célèbre chef tribal brésilien Raoni Metuktire. Agé de 89 ans, ce dernier est engagé dans la conservation de la biodiversité et de la forêt amazonienne depuis les années 70. Une préoccupation que Pairi Daiza partage pleinement au travers de sa fondation qui apportera un soutien financier aux projets de Raoni.

Toutes les heures, dans la forêt amazonienne, pas moins de trois espèces disparaissent. Soit 26.280 espèces qui y meurent chaque année. La cause de ce drame? La déforestation massive de la forêt, ce poumon de notre planète, qui absorbe jusqu'à 2,2 milliards de tonnes de CO2 par an. La disparition de cette forêt entraînerait une hausse de la température sur terre d'au moins 2,5 degrés. Un désastre mondial.

Tout au long de sa vie, Raoni - en tant que chef de tribu des Indiens Kayapo - s'est engagé à sauver sa forêt. Cette année, il effectue son dernier voyage qui le conduit en Europe. Une tournée durant laquelle il tente de récolter un million d'euros pour protéger une réserve de 1.800 hectares.

En Belgique, Raoni a choisi de visiter le domaine animalier de Cambron-Casteau. « C’est un grand honneur pour le parc tant Pairi Daiza, ses équipes et ses visiteurs partagent la profonde inquiétude de Raoni face aux dangers qui menacent la biodiversité dans la forêt amazonienne et ailleurs sur la planète.
L’année dernière, Pairi Daiza et sa fondation ont consacré plus de trois millions d’euros à des projets de protection de la nature, tant en Belgique qu’à l’étranger », rappellent les responsables du parc brugelettois.

Parallèlement, la Pairi Daiza Foundation œuvre, en Belgique et au Brésil, à un projet de réintroduction dans la nature de l’Ara de Spix, ce perroquet bleu déclaré officiellement éteint dans la nature depuis près de 20 ans et dont il ne reste que quelques dizaines de spécimens en captivité (dont quatre à Pairi Daiza).

Des travaux sont ainsi en cours dans le Jardin des Mondes pour ériger un centre de reproduction des oiseaux rares où seront notamment reproduits les Aras de Spix. Et un centre de réintroduction est dans le même temps construit dans la Caatinga brésilienne par Pairi Daiza en collaboration avec ses partenaires et le gouvernement brésilien. D’ici quelques mois, les premiers aras retrouveront ainsi leur milieu naturel. Coût de cette opération de réintroduction d’une espèce qui n’existe plus qu’en captivité : trois autres millions d'euros.

La fondation Pairi Daiza soutient, en outre, les projets du chef Raoni. Celle-ci va ainsi faire un don au profit des causes défendues par le vieux chef indien. Une somme qui proviendra entièrement des dons des visiteurs de Pairi Daiza et des personnes qui travaillent chaque jour pour la fondation.