Ces derniers jours, plusieurs cas positifs au Covid-19 ont été détectés au sein du centre d'accueil Croix-Rouge pour demandeurs d'asile. Une dizaine de personnes ont en effet été testées positives et plusieurs familles ont dû être placées en isolement.

Face à cette situation, et en étroite concertation avec les autorités communales de Tournai, il a été décidé de placer préventivement le centre d'accueil en confinement. Le testing se poursuit ainsi auprès des personnes qui auraient été en contact avec les résidents positifs.

"De la sorte, les contacts à risque peuvent être vérifiés et les tests nécessaires effectués avec l'appui de notre équipe médicale et la coordination médicale de Fédasil", précise Nancy Ferroni, porte-parole de la Croix-Rouge de Belgique.

Ce verrouillage préventif imposé se conforme aux instructions émanant de Fedasil. "La situation pourra être correctement évaluée tandis que les allées et venues des résidents seront restreintes et autorisées uniquement dans l'enceinte du centre qui dispose, heureusement, d'un vaste espace extérieur."

Durant l'application de ce confinement ciblé, le restaurant self-service du centre, où étaient déjà instaurées des règles sanitaires strictes, est provisoirement remplacé par une distribution de repas en barquette individuelle pour permettre de prendre les repas en chambre. Le personnel du centre s'occupe également à rassurer et informer correctement l'ensemble des résidents quant au respect des gestes barrières pour maximiser leur adhésion aux mesures prises. Des mesures qui sont prises pour protéger la santé des personnes accueillies, des équipes et, plus largement, des riverains et de la population belge.

"La situation sera évaluée au jour le jour et les mesures de confinement actuelles seront levées en concertation avec le médecin du centre, les autorités communales et la coordination médicale de Fedasil dès que la situation épidémiologique le permettra."

Le centre d'accueil Croix-Rouge, qui a pris ses marques voilà plusieurs années au sein de l'ancienne caserne Saint-Jean, héberge 584 résidents demandeurs de protections internationale, dont une trentaine d'enfants scolarisés.

"Nous sommes conscients de l'impact et de l'ampleur des restrictions imposées aux libertés d'une population déjà fragilisée par un parcours migratoire souvent périlleux, une vie en collectivité et l'incertitude liée à l'attente d'une décision à leur demande de protection internationale", conclut Nancy Ferroni.

Les personnes testées positives font bien évidemment l'objet d'un suivi médical rapproché.