Devrim Gumus a grandi dans une cité sociale à Courcelles

Devrim Gumus est très fier d’être devenu directeur-gérant du Logis tournaisien. Une étape supplémentaire dans son parcours.

Après quelques années dans le privé, il a été responsable des services techniques de la Ville. "J’étais responsable de 450 personnes, j’ai adoré ce travail à la Ville", glisse Devrim Gumus, ingénieur civil de formation. "J’ai un profond respect pour le service public. Dans le privé, tout tournait autour du rendement, de l’argent. C’est important, mais ça me lassait."

Ce respect pour le service public, cela vient de son histoire familiale. "Je suis fils d’ouvrier et petit-fils de mineur. Mon grand-père paternel est arrivé de Turquie dans les années 1960. Je suis né à Charleroi et j’ai grandi dans une cité sociale à Courcelles jusqu’à mes 12 ans. Quand le poste s’est ouvert au Logis tournaisien, je me suis dit qu’un gamin des cités pouvait prétendre au poste de directeur-gérant d’une société de logements publics. J’étais déjà fier d’être dans les conditions pour prétendre au poste. Et puis, j’ai eu le poste."

Les parents et les grands-parents de Devrim Gumus sont fiers de lui. Et les défis que le nouveau directeur-gérant du Logis tournaisien va relever prennent donc une autre dimension. "Je sais ce que c’est de vivre dans une cité sociale. Les petites maisons ouvrières que je vais rénover demain, cela a de l’importance pour moi. J’ai grandi dans ces maisons des années 1950-1960. C’est mon enfance."

"Et qui sait, un jour, conclut Devrim Gumus, c’est peut-être un gamin de Carbonnelle qui me succédera au poste de directeur-gérant du Logis tournaisien."