Les travaux du Plateau de la gare inquiètent de nombreuses personnes en centre-ville.

Les futurs travaux du Plateau de la gare, et plus particulièrement de la rue Royale, n’ont décidément pas fini de faire parler d’eux. Commerçants et riverains craignent sur plusieurs aspects comme le parking et la mobilité. Des aspects pratiques sur lesquels Robert Delvigne (MR) avait toujours insisté lorsqu’il était échevin en charge de l’Urbanisme. Il s’est dernièrement livré sur le sujet.

"Aujourd’hui, on entend dire que le projet prévoirait une suppression très conséquente du nombre de places de parking, tant au niveau de la place Crombez que dans la rue Royale. Cela est tout à fait inacceptable car dans la phase initiale de l’étude du projet, il avait toujours été convenu de maintenir le nombre de places de parking existantes dans la rue Royale étant donné qu’il s’agit d’une artère de commerce de quotidien."

Améliorer l’attractivité

Pour Robert Delvigne la suppression de ces places va mettre en difficulté les commerçants. "La clientèle ne sera plus présente. Les commerçants vont avoir des difficultés comme cela a été le cas à la rue de Courtrai, des Chapeliers, de Paris, au piétonnier. Les exemples ne manquent pas."

Le nombre d’emplacements de stationnement autorisés va ainsi effectivement baisser de 7,8 %, ce qui représente une quinzaine de places. "Ces places perdues seront, entre autres, retrouvées à la rue Monel par la création de douze nouvelles places dans son premier tronçon", répond l’échevin de la Mobilité, Jean-François Letulle (Ecolo). Le stationnement sera quant à lui revu pour proposer du Shop and Go.

"Cela aura pour but d’améliorer l’attractivité des commerces et d’éviter les voitures ventouses. Trente minutes gratuites seront proposées une fois qu’on aura franchi l’écueil de notre convention qui nous lie à Cityparking."

Le parking de la place Crombez va également connaître son lot de changements. Il devrait en effet devenir payant afin de garantir une rotation de stationnement.

Des explications qui ne risquent visiblement pas d’arranger le constat que se fait Robert Delvigne de la vie en centre-ville.

"Le ménage moyen, couple avec deux enfants, une voiture et qui fait ses courses une fois par semaine, quitte la ville au profit de la périphérie. Le commerçant, qui n’est pas tout à fait idiot, suit le mouvement et s’installe également à l’extérieur. La nature ayant horreur du vide, l’emplacement est repris par d’autres types de commerces qui s’adaptent évidemment à la zone de chalandise que l’on retrouve au centre-ville et on arrive tout doucement à une paupérisation malheureuse du centre."