Trois ouvriers de l’entreprise de travail adaptée sont actuellement occupés à cette tâche.

Les cours d’eau à Brunehaut sont en cours d’entretien. Une opération qui revêt un côté social puisque ces travaux sont réalisés par des ouvriers du Moulin de la Hunelle, une entreprise de travail adaptée (ETA).

"Nous occupons près de 140 personnes, explique Bénédicte Vanwijnsberghe, directrice du Moulin de la Hunelle. Nous avons deux sites, un à Chièvres et l’autre à Pipaix. Nous proposons toute une série d’activités qui va du restaurant au garnissage de fauteuils, lavoir, petite menuiserie, peinture, etc. À Pipaix, nous avons un abattoir agréé européen de volailles et de lapins."

L’entreprise travaille tant avec le service public, en répondant aux marchés publics, qu’avec d’autres entreprises, des associations et des particuliers. La province de Hainaut ne fait pas exception. En 2019, 143 000 € ont été dépensés pour des travaux réalisés avec les ETA, quatre au total.

L’entretien des cours d’eau fait ainsi également partie des travaux réalisés par les ETA. À Brunehaut, 35 km de cours d’eau de catégorie 2 sont gérés par la province et 9 km de catégorie 3 par la commune.

Un aménagement à Laplaigne

Trois ouvriers du Moulin de la Hunelle sont donc actuellement occupés à la taille de la végétation entre Jollain et Hollain.

Ils ramassent également tous les déchets inertes qu’ils retrouvent sur leur passage. L’opération a débuté ce mardi.

"C’est un travail qui n’est pas vraiment évident, dans des conditions de travail pas toujours idéales, souligne Armand Boîte, président du conseil provincial. C’est en tout cas un travail important pour éviter les inondations pour les riverains."

Toujours au rayon des cours d’eau, citons l’édification d’une digue en berge gauche du cours d’eau dénommé la Cheminée, en fond de propriétés d’habitations de la rue Gilles Savoie dans le village de Laplaigne.

Cet aménagement permettra l’évacuation des débits de pointe pour une période de retour de dix ans, sans débordement vers les habitations préjudiciées actuellement.

"D’un point de vue technique, ce rehaussement va couvrir une longueur de l’ordre de 450 mètres et s’établira à la cote 18,77 soit un relèvement de la berge d’au maximum 90 cm selon les endroits. L’emprise au sol restera dans les 5 mètres en bordure du cours d’eau, c’est-à-dire dans la partie que les propriétaires ont dû normalement laisser libre en vertu de la loi de 1967", détaille-t-on du côté de la province de Hainaut.

Il est ainsi précisé que la digue sera constituée d’un noyau d’argile pour l’étanchéité et recouverte de terre engazonnée pour une bonne intégration paysagère.