Le Programme Stratégique Transversal a été largement commenté ce lundi soir.

Lors du conseil communal de ce lundi soir, il a été évidemment question du Programme Stratégique Transversal à Tournai. Évidemment, vu l’importance du document, tant par sa taille que par ses enjeux pour les prochaines années, les discussions ont été assez riches.

Sur le banc de l’opposition, la conseillère communale Marie-Christine Marghem (MR), s’est dit un peu étonnée en lisant le document. "On y retrouve des accents qui nous étaient chers lors de la précédente législature", assurait-elle pour son groupe.

"Cela nous réjouit. Nous retrouvons également des éléments de notre programme. Il semble néanmoins qu’à travers les termes continuer, poursuivre, prolonger, on reste dans un canevas assez proche de ce que nous avions nous-mêmes rédigé dans le document précédent lorsque nous étions dans la majorité."

Marie-Christine Marghem regrettait l’absence de données chiffrées tout en saluant la volonté de rouvrir le débat. "On veut notamment revoir le moratoire sur les éoliennes, se donner des outils plus performants pour mettre en œuvre certaines mesures de ce même schéma, etc."

La conseillère soulevait également le gros projet de la plaine des Manœuvres. "Vous parlez de mettre en œuvre le schéma directeur. On parle de cela depuis 15 ans ! Il faudrait savoir quel est le projet. En ce qui concerne le plateau de la gare, c’est un dossier où nous serons particulièrement attentifs."

Le MR a ainsi assuré à la majorité qu’elle pourra compter sur le parti pour travailler constructivement à l’ensemble des projets. "Nous serons cependant très sévères sur les étapes que vous mettrez en œuvre ainsi que sur le financement. Il y manque pas mal de choses concernant le patrimoine et les fonds Feder, il y manque quelque chose sur Casterman, les zones d’enjeux communaux, etc."

Marie-Christine Marghem concluait. "Par excès de confiance ou de gourmandise, on peut finalement ne rien faire du tout ou se disperser et ne pas arriver à ses objectifs. Il serait bon que vous puissiez, à l’occasion de la présentation du budget, déjà commencer à faire apparaître les premières actions que vous voudriez lancer pour 2020."

Ensemble aurait-il ouvert la voie ?

Du côté d’Ensemble, on se réjouissait également de voir bon nombre des points portés par le groupe lors du dernier scrutin communal se retrouver dans le PST. "Nous n’allons pas nous en plaindre si Ensemble a servi de banque d’idées positives", assurait le chef de file Benjamin Brotcorne.

Ce dernier citait quelques points tels que la promotion des circuits courts, le passage du parking gratuit de 15 à 30 minutes dans les zones payantes, la création de maison de village, la sauvegarde des voiries pavées, etc.

"Tout n’est cependant pas rose dans ce programme", regrettait le chef de file. Il pointait en effet le silence du PST sur les enjeux patrimoniaux ou encore sur le sport qui ne fait l’objet que de quatre fiches. "Quoiqu’il arrive, nous sommes prêts à nous montrer constructifs."

L'édito de la rédaction par Yves Boucau : Rudy Demotte boudait-il car il n'était pas présent au conseil communal:

Boudeur ?

Le torchon brûle-t-il au sein du PS de Wallonie picarde ou le recyclage perpétuel des "huiles de Wapi" arrive-t-il en cycle de fin de vie ? Telles sont les questions qu’on peut se poser suite au constat d’un siège vide dans l’hémicycle tournaisien ! Un seul absent… de marque et des questions. 

On sait que la période est difficile pour certains. Les élections ont apporté leurs lots de surprises. Certains croyaient que leur lieu de villégiature était désormais associé ou ancré définitivement à la porte du paradis politique. Mais ceindre une écharpe entraîne un respect du contrat entre mandataires et électeurs. 

Les mouchoirs ont probablement trempé dans les larmes. Des gouvernements se sont formés et les déçus restent sur la touche. Mais quand la sanction de l’électeur n’est pas comprise ou admise par les candidats, on peut se poser la question de la légitimité antérieure sur des décisions qui ont permis d’accéder au sommet du pouvoir de décision, même pour la constitution des listes électorales, comme peut le faire le comité fédéral du PS de Wallonie picarde. 

Les résultats des urnes ont parlé. Rudy Demotte, non-excusé, était absent lundi au conseil. Rudy Demotte était candidat pour présider le comité fédéral du PS où il avait pensé pouvoir choisir ses candidats sans passer par un vote. Il s’est trouvé face un front d’opposition. Il a retiré sa candidature. 

L’ex-Flobecquois était pourtant soutenu par des anciens du PS. L’agenda chargé pourrait expliquer la justification de cette absence (non-excusée) au conseil. Mais cela ressemble plus à une bouderie d’un politicien déçu et en échec. Notons que la population tournaisienne a voté pour qu’il soit désigné comme simple conseiller communal… Siéger est aussi une forme de respect des engagements.