Tournai-Ath-Mouscron

Au menu du nouveau conseil de la zone de police des Collines figurait l’examen et le vote du budget 2019.

Financièrement parlant d’abord, celui-ci se solde par un déficit de près de 293 000 €. Pour parvenir à l’équilibre, il a fallu prélever sur les fonds de réserve des exercices antérieurs. "C’est inquiétant, nos dépenses sont supérieures à nos recettes. Si on n’inverse pas la tendance, celle-ci pourrait devenir critique et amener les quatre entités de la zone à revoir leur dotation à la hausse", a fait savoir le responsable financier.

C’est loin d’être gagné puisque si ce budget a été approuvé à l’unanimité, il ne tient pas compte des 5 % de majoration demandés à chaque commune pour recruter du personnel supplémentaire et atteindre d’ici la fin de l’année la norme KUL de 76 policiers.

À l’heure actuelle , ils ne sont que 68 hommes sur le terrain, d’où la volonté des responsables de la zone d’engager dans les prochains moins les effectifs manquants pour répondre à ce quota. Le bourgmestre de Flobecq n’est pas très optimiste et c’est la raison pour laquelle il refuse à ce stade d’augmenter de 5 % la quote-part de sa commune en faveur de la zone des Collines.

"Plus personne ne veut venir y travailler car celle-ci est très mal gérée et minée par des querelles politiques. À quoi bon aller inscrire des budgets en sachant qu’ils ne seront pas utilisés ? Nous participerons à l’effort collectif lorsqu’il y aura des recrutements. Même si celui qui nous est demandé ne représente que 10 000 € sur une masse salariale de 4 000 000 €, je ne veux pas réduire le boni communal pour faire plaisir à la zone sans garantie d’obtenir le nombre de candidats requis", argumente Philippe Mettens.

C’est une position que le président de la zone ne comprend absolument pas. "C’est un peu comme si on attendait qu’il neige pour acheter du sel. En ZDP pluri-communale, c’est un esprit de zone qui doit régner et pas un esprit de clocher. Certains vivent encore à l’heure de la police d’avant la réforme", déplore Pascal De Handschutter (PS), bourgmestre de Lessines.

Et ce dernier d’ajouter que pour leur bien-être, il est impératif de donner un signal clair et solidaire aux travailleurs de la zone des Collines qui, actuellement, doivent prester des heures supplémentaires compte tenu des problèmes de sous-effectif. D’où la colère légitime des organisations syndicales.Bruno Deheneffe