Comme six autres communes de Wapi, Brugelette figure sur le tracé de la future ligne à haute tension (380 000 volts) qu’Elia prévoit d’installer entre Avelgem et Courcelles.

Une révision du plan de secteur est nécessaire pour réserver un corridor géographique de 200 mètres de large à l’intérieur duquel s’érigeront des pylônes électriques d’une hauteur de 65 mètres.

Alors que la période d’avis démarre ce vendredi jusqu’au 12 octobre, Gery Paternotte a profité du conseil communal pour proposer une motion visant à prolonger la période de consultation de 60 jours. Sa proposition sera soumise au vote du conseil de la semaine prochaine.

"Un dossier d’une telle importance mérite que la population dispose d’un délai supplémentaire pour en prendre connaissance tout en faisant part de ses remarques et réclamations", considère Gery Paternotte.

Tandis que le bourgmestre et sa majorité préfèrent attendre la séance d’information d’Elia du 29 octobre avant de prendre officiellement position sur le projet Boucle du Hainaut, les différents partis siégeant sur les bancs de l’opposition ont d’ores et déjà manifesté clairement leur refus de voir le territoire brugelettois traversé par une LHT.

Autre tracé

C’est le cas d’Ecolo, de BE et des Communaux qui plaident en faveur d’un autre tracé le long du TGV et de l’A8 Tournai-Bruxelles, auquel cas d’autres communes comme Silly et Enghien seraient impactées. "Une fois de plus, nous constatons que notre commune sera coupée en deux. Ce sont à chaque fois des entreprises publiques ou des intercommunales qui en sont la cause", déplore Michel Niezen.

Ce dernier rappelle que la première coupure majeure fut la ligne électrique de 70 000 volts, la seconde la ligne TGV et la troisième la future route d’accès au parc Pairi Daiza (contournement de Gages). Sans oublier les nouvelles antennes 5G qui risquent d’être réparties sur le territoire brugelettois.

Pour le chef de file des Communaux, "cela commence à bien faire !".

Doutant de la pertinence économique du projet, Michel Niezen propose de geler celui-ci et de mettre en place un plan Marshall de réduction de toutes les énergies en vue d’avancer dans la mise en place du protocole de Kyoto.

Bruno Deheneffe