Les collectifs citoyens protestent à nouveau contre le projet de route d’accès au parc Pairi Daiza détaillé par le SPW.

Dans le cadre de l’enquête publique relative à la création d’une nouvelle route d’accès au parc Pairi Daiza (Cambron-Casteau), laquelle se clôturera le 22 février prochain, une séance d’informations pour la population concernée s’est tenue, lundi soir, dans la salle de gym de l’école communale.

Celle-ci a rassemblé plus d’une centaine de personnes parmi lesquelles des agriculteurs expropriés ainsi que quelques opposants à ce contournement, du moins dans sa partie censée se prolonger bien au-delà du village de Gages (phase 1 des travaux) pour rejoindre la N7, non loin du zoning industriel de Ghislenghien et de l’A8 Tournai - Bruxelles.

Vincent Platiaux , l’ingénieur du SPW en charge d’élaborer la N56b, du nom de la nouvelle liaison routière, ainsi qu’Yves Fobelets, à la tête de la direction des routes (Mons), sont venus exposer avec des plans les tenants et les aboutissants de cet ambitieux chantier aux nombreux citoyens présents, avant de répondre à leurs questions.

Contrairement à ce que l’on pouvait craindre, la réunion n’a pas été chahutée, ni débouché sur un dialogue de sourds !

À ce stade de l’enquête publique, des représentants des collectifs citoyens ont déjà réagi via un communiqué dans lequel ils contestent comme c’est le cas depuis l’annonce du projet et l’introduction de la demande de permis d’urbanisme, la pertinence de bétonner encore davantage cette région rurale et de promouvoir le tout à la voiture à l’heure où il y a urgence, compte tenu du réchauffement climatique, de réduire les émissions de CO2.

"Il existe des alternatives à la fois moins onéreuses et moins destructrices pour nos campagnes", estiment ces collectifs.

Pour rappel, ces derniers plaident pour l’utilisation et la rénovation des voiries déjà existantes au-delà de Gages, à savoir les N523 et N7.

Tout en réclamant une étude d’incidences, ils encouragent également à prendre des mesures pour décourager les itinéraires de fuite et le trafic de passage dans les cœurs de villages mais aussi à promouvoir la mobilité douce et des moyens de transport moins polluants pour la planète.Bruno Deheneffe