Au-delà des discours, il sera bientôt temps de poser un acte pour le pont

L’élargissement de l’Escaut et les modifications à apporter au pont des Trous feront encore couler beaucoup d’encre avant les élections. Dernièrement Rudy Demotte (PS), le bourgmestre empêché de Tournai, dans un parfum préélectoral, a fait une déclaration laissant entendre qu’on ne toucherait pas au pont tant que la France ne fera pas les travaux d’élargissement de l’Escaut.

Cette déclaration a interpellé la députée Véronique Waroux qui s’est renseignée auprès du ministre Carlo Di Antonio : " C’est assez étonnant comme déclaration, car votre prédécesseur pour ces compétences, en avril dernier, me répondait que les représentants de la France ont assuré que de manière globale, tous les signaux d’avancée étaient au vert et que le calendrier serait respecté. Les autorités communales de Tournai ont-elles encore la possibilité administrative d’empêcher la démolition du pont des Trous ?"

Carlo Di Antonio a interrogé ses collègues français sur l’avancement de ce dossier sans obtenir de réponse jusqu’à présent.

"Le conseil communal de Tournai devrait se positionner sur une modification du plan d’alignement. Actuellement, la teneur de cette décision n’est pas encore connue. Ce sera l’occasion, au-delà des discours, de poser un acte, puisque le conseil communal devra modifier ou pas le plan d’alignement. Outre le plan d’alignement, il y a le permis d’urbanisme. Et le risque de devoir rembourser les crédits européens existe bel et bien si l’achèvement des travaux n’a pas lieu dans les temps impartis par la programmation RTET", répond le ministre.

C’est un élément important. "Le chantier intègre le remplacement d’un ouvrage d’art vieillissant, le Pont-à-Pont, et d’importantes mesures d’accompagnement pour la ville de Tournai. Plus de 50 % du budget global sera consacré aux aménagements connexes et à l’embellissement des perspectives urbaines le long de l’Escaut."