Faire son plein est presque devenu un luxe. Aujourd'hui, la majorité des citoyens réfléchissent constamment à leurs déplacements et à leur consommation. Avec la barre des 2 euros le litre déjà franchie, de nombreux secteurs doivent malheureusement payer les pots cassés de cette augmentation. Toujours sur les routes pour accompagner les conducteurs en apprentissage, les auto-écoles n'ont pas le choix de poursuivre leur activité. Au sein de l'auto-école Cathédrale à Tournai, les responsables font le dos rond.

"A ce jour, nous ne savons rien faire", explique le directeur. "Avec trois mois de rendez-vous sur le planning, nous ne pouvons pas nous permettre de changer nos tarifs. Rien n'a donc changé. Cependant, si le carburant continue à augmenter de jour en jour, nous serons obligés d'augmenter le prix des heures de cours. Nous scrutons au quotidien l'évolution de la situation en croisant les doigts pour qu'elle ne s'aggrave pas".

En proposant généralement des tarifs allant de 50 à 60 euros l'heure, il ne serait donc pas surprenant de voir les prix des auto-écoles accroître si la flambée des prix se poursuit. "Actuellement les clients n'ont pas d'interrogation par rapport à cela. Comme la plupart de notre public est des jeunes, la situation ne fait pas partie de leurs priorités".

Le coronavirus se fait toujours ressentir

Egalement victime de la crise du coronavirus, les auto-écoles enchaînent les moments charnières. En septembre dernier, les jeunes conducteurs devaient s'armer de patience et attendre 2-3 mois avant de participer à leurs cours pratiques. Aujourd'hui, cette situation ne semble pas s'être apaisée. 

"Avec une longue période d'inactivité, les délais sont toujours de trois mois. Nous espérons un retour à la normale pour la fin de l'année", poursuit l'auto-école Cathédrale. Le métier d'instructeur n'attire également pas les foules. Durant la crise, une pénurie avait d'ailleurs été constatée. Il semblerait que certains citoyens se soient dernièrement lancés dans l'aventure. "Des formations avaient été organisées pendant la crise. Avec 15 moniteurs sur nos deux sites, nous ne pouvons plus parler de pénurie même si nous sommes toujours à l'affût de nouveaux moniteurs".