Régulièrement les habitants de Tournai et des villages environnants aperçoivent des avions survoler à basse altitude la région en vue d’un atterrissage à l’aéroport de Lille -Lesquin (F). Le survol se fait parfois aussi la nuit. Le député-bourgmestre ff de Tournai, Paul-Olivier Delannois (PS) a interrogé le ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), sur le nombre de vols enregistrés la nuit et les raisons. "Quelles sont les conditions météorologiques qui nécessitent le passage de ces avions au-dessus de la ville et pouvez-vous me confirmer que les avions respectent l’altitude minimale exigée ?" demande le mandataire tournaisien.

Tournai ne connaît pas les nuisances que subissent les habitants proches de l’aéroport bruxellois. Mais le nombre d’avions survolant la ville. "Seuls les atterrissages vers l’ouest entraînent le survol du secteur sud-ouest de Tournai. Il y a, en moyenne, 22 arrivées par jour qui passent par le sud-ouest de la commune tournaisienne", explique François Bellot.

En 2016, il y a eu 552 arrivées à Lille-Lesquin entre 22 h et 6 h du matin, soit une moyenne journalière de 1,5 vol. Soixante-quinze pour cent de ces avions ont survolé, dans cette tranche horaire, le sud-ouest de Tournai. C’est lorsque les avions arrivent sur la piste 26, quand souffle le vent d’ouest, vent dominant, que ce secteur est survolé. Notez que ceux qui décollent de la piste 8 virent au sud de Tournai et ne passent pas au-dessus de la ville.

On pourrait penser en voyant ces avions en phase d’atterrissage qu’ils volent à très basse altitude. "Toutes les procédures de vol au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Lille sont établies pour éviter au maximum le survol de Tournai, précise le ministre. Les avions suivent principalement des routes situées au nord et au sud-ouest de la ville. Les altitudes minimales exigées sont toujours respectées et ne sont jamais inférieures à 610 mètres. Et des procédures antibruit très strictes ont été mises en place."