Il y a bientôt trois ans, Paul-Olivier Delannois, alors député fédéral, avait interpellé le ministre fédéral de la Mobilité de l'époque, François Bellot, au sujet de la problématique de certains feux tricolores.

Le bourgmestre tournaisien avait alors pris en exemple celui de la chaussée de Bruxelles à Gaurain-Ramecroix dont le signal orange clignote en permanence via le signal du dessous et qui ne passe à l'orange, par le signal du milieu, puis au rouge que très rarement.

"Pour les automobilistes utilisant, de manière journalière, un carrefour usant de ce type de feux, une certaine routine peut s'installer et lorsque le feu passe à l'orange via son signal du milieu, la différence n'est pas forcément évidente", avait résumé, à raison, Paul-Olivier Delannois.

Une situation qui s'est, depuis, encore un peu plus compliquée avec le retrait d'un feu suspendu, celui qu'on pouvait remarquer en se rendant vers Tournai, suite à un incident impliquant un tracteur. Un riverain a ainsi fait remarquer au bourgmestre que les voitures qui arrivent de Tournai ou de Barry ne s'arrêtent pas lorsque le feu passe au rouge. Les personnes traversant au passage piéton ainsi que les usagers de la rue d'Havinnes s'engageant dans la chaussée de Bruxelles craignent ainsi légitimement pour leur sécurité.

Face à cette situation, le bourgmestre a interpellé Sébastien Maes, ingénieur civil des constructions et chef de projets au Service Public de Wallonie en lui demandant s'il était toujours bien nécessaire de garder pareil système.

Et la réponse va dans le sens attendu par les usagers de ce carrefour. "Il est prévu de remplacer les dispositifs des deux carrefours à feux de Gaurain, détaille Sébastien Maes. Le but est d'en faire de vrais carrefours régulés. On constate en effet que les personnes venant notamment d'Havinnes ont beaucoup de mal à s'insérer et descendent parfois de voiture pour appeler le feu piéton. Cela ne peut évidemment pas durer de la sorte."

Des réunions d'étude ont débuté et des plans sont prévus. La dernière version n'est cependant pas encore approuvée.

"Dès que nous sommes prêts à placer le nouveau matériel, nous adapterons la situation pour en faire de véritables carrefours à feux."

Si aucune date n'est à ce stade donnée quant à l'intervention, le projet d'adaptation semble toutefois bien sur les rails.