Après avoir vécu une saison 2020-2021 inédite, les clubs de football ont pu reprendre leurs activités, plus au moins normalement, depuis la fin juillet. Après presqu’un an d’absence, les clubs pouvaient craindre d’importantes difficultés financières et une diminution du nombre de joueurs dans leurs effectifs. Pour ce dernier, il n’en est finalement rien. En revanche, les clubs de football ont encore des séquelles de la crise sanitaire au niveau de leur santé financière.

Les joueurs étaient au rendez-vous de cette reprise du football régional pour le plus grand plaisir de leur club. "Nous avons enregistré davantage de membres par rapport à l’avant covid", informe le club des Pays-blanc Antonien. "La plupart des joueurs étaient déterminés à reprendre leurs activités et se sont donc déplacés en nombre." La situation est la même au Péruwelz FC et à l’AS Montkainoise bien que ce dernier constate tout de même une diminution de l’effectif des équipes premières. "Plusieurs joueurs plus âgés ont raccroché les crampons", explique Gaëtan Goulem, coordinateur de l’AS Montkainoise. "Le nombre global des joueurs du club est tout de même en augmentation grâce aux équipes de jeunes qui ont fait le carton plein."

Tout n’est cependant pas rose pour les clubs. "La reprise de la saison a été quelque peu particulière", constate David Coppieters, secrétaire du CS Taintignies. "Uniquement les jeunes pouvaient, dans un premier temps, reprendre leurs activités. Ensuite, l’ensemble des noyaux ont pu de nouveau jouer au football mais en étant parfois trop court en raison des vacances notamment. La situation s’améliore désormais. Nous espérons tout de même que cela va durer et qu’un nouvel arrêt de la compétition ne sera pas à déplorer."

Au niveau financier, des problèmes persistent encore. Pour pallier ces pertes considérables d’argent, les clubs doivent parfois être inventifs. "Nous avons perdu plusieurs sponsors", annonce Emmanuel Debliqui du Péruwelz FC. "Nous devons donc organiser davantage d’activités afin de récolter de l’argent." Le constat est le même du côté du Pays-blanc Antonien. "Nous organisons de nombreuses actions cougnolles ou pizzas pour couvrir tous les frais liés au club", explique-t-il.

Les subsides promis aux clubs de football se font parfois attendre, n’arrangeant rien à la situation. "Au niveau financier, la situation est quelque peu compliquée", informe David Coppieters. "Nous attendons encore des subsides qui tardent à arriver. Nous avons tout de même la chance de ne pas avoir de dette. Nous faisons donc le gros dos avant d’enfin pouvoir recevoir ces subsides." Le retour de la vie au sein des clubs leur permet de redresser leur situation financière. "La situation est encore délicate mais reprend tout de même petit à petit", confie Gaëtan Goulem. "Les cotisations et l’augmentation de la fréquentation de la buvette permettent de remonter la pente."