Au coeur des débats depuis plusieurs années, la réforme des rythmes scolaires annuels a définitivement été approuvée ce mercredi par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle risque toutefois de faire quelques déçus. Désormais, une année scolaire s’organisera sur une séquence de sept semaines de cours suivies de deux semaines de vacances. Les vacances d'été seront donc légèrement raccourcies tandis que les congés de Toussaint et de Carnaval passeront d’une à deux semaines.

Pour les établissements scolaires de Wallonie picarde, la mise en place de ce nouveau calendrier risque en réalité, de changer peu de choses. "Aujourd'hui, nous ne pensons plus, nous subissons toutes les nouvelles règles", s'exclame Alain Cattoir, directeur de l'école communale de Dottignies. "Personnellement, c'est beaucoup de cinéma pour pas grand-chose et je ne pense pas que cela va bouleverser l'équipe éducative ou les élèves".

Cette réforme vise principalement à adapter le calendrier scolaire avec le rythme chrono-biologique des enfants pour améliorer leur bien-être, la qualité de leurs apprentissages ou encore de lutter contre les inégalités scolaires.

"Chaque enfant devrait bénéficier du même rythme scolaire"

La prochaine année scolaire en Wallonie et à Bruxelles débutera donc le lundi 29 août 2022 pour se terminer le vendredi 7 juillet 2023. La Flandre et la communauté Germanophones quant à elles, appliqueront l'ancien calendrier. Ce qui risque de compliquer la vie de certains parents dont les enfants fréquentent des établissements scolaires différents.

"Avec un établissement scolaire proche de la Flandre, les parents qui travaillent éprouveront sans aucun doute des difficultés à s'organiser", poursuit Alain Cattoir.

"Comme pour tout changement, les élèves risquent de très vite s'habituer", indique Catherine Chevalier, Préfète à l'Athénée Royale Lucienne Tellier d'Anvaing. "Par contre, j'ai une enseignante qui est touchée de plein fouet par cette réforme. Donnant cours chez nous en immersion et ayant un enfant scolarisé en Flandre, ses habitudes vont inévitablement changer. Pour ma part, c'est extrêmement dommage de faire cette inégalité entre les deux communautés. Un élève wallon n'est en aucun cas différent d'un élève néerlandophone. De plus, chaque enfant devrait bénéficier du même rythme scolaire".