Deux ministres wallons autorisent la construction de 5 éoliennes au zoning d’Orcq.

La décision était connue avant même le réveillon de Noël, mais Pierre et Benoît Mat, fondateurs de la société Ventis, n’ont ouvert leur courrier que le 2 janvier. "Par arrêté du gouvernement wallon, Céline Tellier (Ecolo) , ministre de l’Environnement, et Willy Borsus (MR) , en charge de l’Aménagement du territoire, ont partiellement annulé la décision des fonctionnaires qui avaient refusé le permis unique de bâtir et d’exploiter sept éoliennes sur le zoning d’Orcq", annonce, sans triomphalisme, l’aîné des deux frères.

"Les ministres ont juste mis en application le Code d’aménagement du territoire, en accord avec les fondements de la politique énergétique en région wallonne", analyse posément Pierre Mat.

À l’ère du réchauffement climatique, le principe du regroupement des éoliennes dans les parcs industriels est communément admis. "Cette concentration d’éoliennes a pour avantage de favoriser l’autoconsommation de l’énergie produite par les industriels eux-mêmes", rappelle l’administrateur délégué de la société tournaisienne spécialisée dans le développement et l’exploitation d’unités de production d’électricité verte.

Les riverains sont vent debout

Même si les deux éoliennes les plus proches des zones d’habitation de Froyennes et de Marquain sont exclues du nouveau permis de bâtir, les riverains ne décolèrent pas.

"Cette situation ne nous rassure pas. Car, si les éoliennes de Ventis semblent s’éloigner des habitations, nous redoutons qu’avec cette décision ministérielle Ideta revienne à l’attaque, avec ses partenaires EDF et Luminus", résume Bruno Lanssens, l’un des membres du comité de lutte contre les éoliennes à Froyennes.

Les riverains ont toutefois soixante jours pour introduire un recours, dispendieux en honoraires d’avocats, devant le Conseil d’État.