En Wallonie Picarde comme ailleurs où le coronavirus prolifère à grande vitesse, les établissements scolaires sont de plus en plus nombreux à fermer totalement ou partiellement leurs portes. A Lessines, la direction de l’Athénée royal René Magritte vient de prendre une décision radicale en suspendant jusqu’au 30 octobre inclus les cours en présentiel dispensés à l’ensemble des élèves du secondaire.

Contrairement à d’autres écoles, l’Athénée royal ne souffre pas de l’absence de professeurs pour raisons médicales. En revanche, la direction a dû se résoudre à mettre en quarantaine, en vertu du principe de précaution, l’ensemble des travailleurs du personnel ouvrier suite à la contamination de l’un d’entres - eux qui a été testé positif au Covid-19.

Cela pose évidemment des problèmes organisationnels et logistiques en privant cette implantation fréquentée par plusieurs centaines d’élèves de toute une main d’oeuvre qui était spécifiquement affectée au nettoyage et à la désinfection des classes, des sanitaires mais également à la préparation des repas.

En concertation avec le corps enseignant, l’hybridation des apprentissages sera privilégiée afin de maintenir le contact avec les étudiants du secondaire. Quand au personnel qui n’a pas dû être écarté pour des considérations sanitaires, il est prévu que celui-ci vienne continuer à travailler normalement au sein de l’établissement.

Ajoutons encore qu’une garderie sera assurée aux heures normales de cours. Rappelons, en outre, que l’Athénée royal portant le nom du célèbre peintre surréaliste natif de Lessines avait reçu la visite, en juin dernier, de l’ex-première ministre Sophie Wilmes, a son tour atteinte du coronavirus et dont l’état de santé a justifié son hospitalisation et son admission aux soins intensifs.

A l’époque, cette dernière à qui nous souhaitons un prompt rétablissement était venue remettre en mains propres le CEB aux élèves de 6ème primaire tout en répondant à leurs questions qui avaient notamment trait à la gestion de l’épidémie qui sévit depuis maintenant huit mois dans notre pays.