Tournai-Ath-Mouscron Le CPAS de Tournai a dévoilé sa première déclaration de politique sociale.

Pour la première fois, les centres publics d’actions sociales sont amenés à rédiger une déclaration de politique sociale (DPS). Un document qui vise à décliner les priorités politiques de la présente mandature.

"Pour introduire la DPS, j’ai sollicité Christine Mahy afin d’insérer son discours prononcé lors de la séance académique de l’Université de Liège, où elle reçut le titre de docteur honoris causa" , détaille Laetitia Liénard, présidente du CPAS de Tournai. "Ce texte est très parlant car il remet le bénéficiaire au centre du CPAS."

Différents axes de travail pour ces six prochaines années ont ainsi été fixés. Difficile par exemple de ne pas citer le logement. Pour rappel, 200 000 € ont été débloqués pour une étude sur les logements du CPAS, au nombre de 505.

"La question sera de savoir si le logement est vraiment le core business de l’institution. Il me semble que oui, pour une partie en tout cas. Le reste pour tomber dans le giron du Logis tournaisien ou de l’Agence immobilière sociale mais tout en gardant la maîtrise des attributions."

En plus de proposer l’adoption d’une motion adressée au gouvernement fédéral demandant une augmentation du revenu d’intégration sociale pour qu’il atteigne au minimum 60 % du seuil de pauvreté, le CPAS va revoir sa manière d’accorder une aide sociale complémentaire.

"Ces aides sont allouées aux personnes en faisant la demande pour diverses raisons, cela peut être pour l’achat de langes, de nourriture, de charbon, de garantie locative, etc. Ces demandes sont analysées au cas par cas mais nous devons maintenant nous baser sur des repères et des critères pour ces octrois."

La DPS revient également sur le retour à l’emploi, comme le souligne Quentin Ervyn, qui seconde Laetitia Liénard. "Favoriser le retour à l’emploi est une réelle priorité de par les articles 60 et 61 pour les entreprises privées. C’est pour cela que nous devons mettre en place des partenariats CPAS-associations-entreprises pour accroître les possibilités d’emploi."

Enfin, le bien-être et le confort du personnel de l’institution seront pris en compte. "Cela passe par la rénovation de nos infrastructures, qui sont vieillissantes. La plupart de nos bâtiments datent des années 70-80" , explique la présidente. "Et parce que notre personnel de première ligne est malheureusement soumis à une certaine violence quotidienne, nous allons prévoir les moyens pour qu’ils puissent être parés à ce genre de situation.