Marc Duvivier a pu découvrir la teneur du jugement, prononcé un peu plus tôt ce vendredi matin par la chambre Eco-Fin du tribunal de Mons. "Je suis blessé. Je n’ai pas eu le sentiment de faire mal. Si c’était à refaire, je referais les mêmes choses. Je ne pense pas que j’irai en appel."

À l’issue d’une lecture attentive du document, il se satisfait du moins de son acquittement général pour la série d’inculpations liées à des marchés publics.

Marc Duvivier revient sur la prestation de Gaëtan Cordier sur la page facebook du bourgmestre. "Je ne tenais pas le Facebook du bourgmestre. Le service communal, plutôt que de traiter les messages du mur lui-même, transmettait à M. Cordier les demandes de partager les infos sur le mur du bourgmestre. Nous avions des rapports cordiaux. Cela m’a été reproché. M. Cordier l’a fait, prestant quelques heures par mois, mais pendant 5 ou 6 ans. On m’a reproché de n’avoir pas payé M. Cordier pour ces partages sur la page Facebook du bourgmestre."

Marc Duvivier revient par ailleurs sur la domiciliation d’une dame aujourd’hui âgée de 86 ans, un moment radiée de son domicile. "Elle était partie vivre régulièrement chez sa fille, dans un autre village de l’entité athoise, mais elle avait toujours sa propre maison: le chien était là; le courrier était relevé. Mais la bâtisse était en mauvais état et susceptible de faire l’objet d’une taxation pour immeuble abandonné, ce qu’il n’était pas, formellement. J’ai fait réinscrire la dame à son domicile premier."

Marc Duvivier se dit amer car selon lui, ce dossier monté jusqu’au tribunal correctionnel de Mons est la suite de différends politiques. "Suite à la catastrophe de Ghislenghien, j’ai été acquitté de la prévention d’homicide involontaire par défaut de prudence ou de précautions; en première instance comme en degré d’appel."

C’est suite à ce drame que M. Duvivier s’était porté candidat bourgmestre, et qu’il l’était devenu. L’homme a conservé intacts les souvenirs des différends politiques qui ont suivi. Les alliances, son rejet du PS, sa liste citoyenne… Ce qui, pense-t-il aujourd’hui, a constitué le terreau des accusations dont le procès se clôture enfin. "Je n’ai pas eu le sentiment de mal faire. Si c’était à refaire, je le referais." À 72 ans, il s’en va assurer ses missions familiales. Amer mais sans casier judiciaire.