Tournai-Ath-Mouscron

Les dernières nouvelles sont plutôt rassurantes pour les milliers d’opposants au projet éolien que le groupe Colruyt envisage de matérialiser à Herne, en territoire flamand, à quelques centaines de mètres de la frontière linguistique et des premières habitations wallonnes situées à Marcq, dans la commune d’Enghien.

Pour rappel, Eoly, filiale verte du géant belge de la grande distribution, a introduit une demande de permis auprès du Brabant flamand en vue d’implanter trois éoliennes dont la hauteur initiale flirtait avec les 200 m !

Devant la levée de boucliers des riverains et des autorités communales, Colruyt a été contraint de raboter ses mâts d’une cinquantaine de mètres, mais le vent de protestation persiste en raison de la trop grande proximité avec certaines maisons.

"À ce stade de la procédure, le dossier nous est plutôt favorable puisque la commission technique de la province du Brabant flamand a remis un avis défavorable par rapport à la demande de Colruyt. Nous attendons à présent la position de l’organe décisionnel, à savoir la députation permanente, mais celle-ci a obtenu un délai supplémentaire de deux mois. Le verdict est attendu aux alentours du 21 août", croit savoir David Baudrez, porte-parole du collectif Vents de changement.

De son côté, la Région wallonne a fait savoir, par le biais du ministre Di Antonio (CDH), qu’elle introduirait un recours au cas où le projet serait validé par la Flandre.