Le Comité de Concertation de vendredi dernier a largement été commenté par l'annonce de l'obligation du port du masque dès l'âge de 6 ans. Ainsi dès ce lundi 6 décembre, la fête de Saint-Nicolas a été marquée dans les écoles, par l'arrivée de nos petites blondes le sourire masqué. Dans une circulaire émanant de la ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, les règles à prendre dans les différents établissements scolaires sont ainsi expliquées.

"Les élèves doivent porter le masque à partir de la 1ère primaire à l'intérieur. Le masque peut être ôté pendant les repas et dans le cadre des cours d'éducation physique. Des moments de pause sont également prévus lorsque les élèves sont assis en classe, pour leur bien-être et le bon déroulement des apprentissages, étant entendu que les consignes d'aération doivent être strictement respectées", est-il indiqué dans la circulaire.

"Cette nouvelle mesure est difficile et contraignante pour les enfants surtout pour ceux qui apprennent à lire. Certaines activités ne sont même plus possibles avec l'obligation du port du masque", indique la directrice de l'école communale la Gaminerie à Lessines. "Au sein de notre établissement, les élèves comprennent cette mesure et ne font donc pas preuve de réticence". 

Pour l'école communale de Marcq à Enghien, l'épuisement se fait ressentir. "On en rajoute constamment et nous n'avons pas le choix de suivre les directives et de les mettre en pratique. Le principal est d'agir au mieux pour les enfants", précise la direction. "Ce lundi matin, j'ai tenu à faire le tour des classes pour rassurer les élèves. Ils doivent bien comprendre qu'ils ne sont pas punis. Certains ne voient pas d'inconvénient à porter le masque, d'autres un peu plus. Dans tous les cas, il est important pour l'équipe éducative de se montrer bienveillante". 

"Il fallait agir aujourd'hui"

En plus de l'obligation du port du masque dès 6 ans, les écoles fermeront une semaine avant le début des vacances de Noël, soit le 18 décembre. Une décision incompréhensible pour les directions. "C'est une période compliquée et il fallait agir, même dès aujourd'hui. Mais il est vrai que s'il avait fallu suspendre les cours plutôt, la période aurait été beaucoup trop longue pour les élèves", précise Lise-Marie Van Holle, directrice de la Gaminerie. "Pour ma part, ce n'est pas judicieux. Le problème est aujourd'hui, pas dans deux semaines", conclut la directrice de l'école communale de Marcq.